« ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) dit : « Je suis arrivé sur le dos d’une ânesse, j’approchais alors de la puberté, tandis que l’Envoyé d’Allah (sur lui la paix et le salut) dirigeait la prière à Minâ, sans aucun mur devant lui. Je passai devant le rang, et envoyai ensuite paître l’ânesse. Après, je me plaçai dans le rang, sans que personne ne me reproche quoi que ce soit ». »

عن عبد الله بن عَبَّاس رضي الله عنهما قال: أقبلْتُ راكبا على حِمار أَتَانٍ، وأنا يومئذ قد نَاهَزْتُ الاحْتِلامَ، ورسول الله صلى الله عليه وسلم يصلِّي بالناس بِمِنًى إلى غير جِدار، مررتُ بين يدي بعض الصفّ، فنزلت، فأرسلتُ الأَتَانَ تَرْتَعُ، ودخلتُ في الصفّ، فلم يُنْكِرْ ذلك عليَّ أحد.

Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim صحيح ✓

Le Prophète ﷺ tolère les actes des enfants proches de la puberté même s'ils dérangent légèrement les autres, car ils ne sont pas encore responsables

L'intégration dans la communauté des croyants est prioritaire, même si cela cause un léger désagrément temporaire

L'absence de réprimande du Prophète ﷺ et des Compagnons indique que la douceur et la patience envers les jeunes sont des valeurs islamiques importantes

ʽAbdullah ibn ʽAbbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu’il était en compagnie du Prophète (sur lui la paix et le salut) lors du Pèlerinage d’adieu. Il arriva sur le dos d’une ânesse et passa devant le rang, alors que le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’avait pas de mur devant lui. Il descendit ensuite de l’ânesse, il la laissa brouter librement, et entra dans le rang. De plus, il ajoute qu’à cette époque, il approchait de la puberté, c’est-à-dire à un âge où s’il avait commis un forfait, comme gâcher la prière des fidèles, on le lui aurait reproché. Malgré cela, personne ne le réprimanda, ni le Prophète (sur lui la paix et le salut), ni aucun Compagnon (qu'Allah les agrée).