« ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « On a ordonné à Barîrah de prendre en compte trois périodes de menstrues. » »

عن عائشة رضي الله عنها قالت: "أُمِرَتْ بريرة أن تعتد بثلاث حِيَضٍ».

Rapporté par Ibn Mâjah صحيح ✓

L'affranchissement d'une femme esclave lui donne le droit de choisir de rester mariée ou de dissoudre son mariage si son époux est encore esclave

La dissolution du mariage par choix de la femme affranchie nécessite l'observation d'une période de viduité de trois cycles menstruels

Cette séparation est considérée comme une dissolution du mariage et non comme un divorce classique

Barîrah était la servante affranchie de ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) et elle l'avait libérée de sa condition d'esclave. Cependant, elle était sous la responsabilité de son mari qui était encore servant. Elle a alors eu le choix entre rester avec lui ou dissoudre son mariage, et elle décida donc de le dissoudre. Dans le récit, elle a dû attendre trois périodes de menstrues vis-à-vis de son mari malgré la dissolution du mariage. En effet, il ne s'agissait pas d'un divorce mais d'une séparation en ce bas monde et non dans la mort. Quant à son mari qui a attendu sa séparation, il est resté dans sa condition d'esclave.