« Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'un jeune garçon fut assassiné, 'Umar (qu’Allah l’agrée) dit alors : « Si [tous] les gens de Ṣan'â` s'y étaient associés, je les aurais [tous] tués ! » »
عن ابن عمر رضي الله عنهما أنَّ غلامًا قُتل غِيلَةً، فقال عمر رضي الله عنه : «لو اشْتَرَكَ فيها أهْلُ صَنْعاء لَقَتَلْتُهم».
Rapporté par Al-Bûkhârî
صحيح ✓
À retenir
Tous les participants à un meurtre collectif sont passibles de la peine du talion, même si une seule personne a été tuée
S'associer dans le crime n'est pas une cause d'exemption de châtiment, mais au contraire une circonstance aggravante
Les Compagnons et les jurisconsultes ont fait consensus sur l'application du talion à tous les complices d'un meurtre
La justice islamique ne permet pas que la multiplication des coupables soit un moyen d'échapper au châtiment
Explication
Un groupe de personnes - cinq ou sept - s'est associé, à l'époque de 'Umar (qu'Allah l'agrée) afin d’assassiner un jeune garçon. 'Umar (qu'Allah l'agrée) ordonna alors de tous les tuer. En effet, puisqu'ils s'étaient réunis et entraidés afin de commettre un meurtre, il a insisté à propos de l'obligation de tuer [tout] le groupe, et cela même si une seule personne avait été tuée. Il a alors dit : « Si tous les gens de Ṣan'â` s'y étaient associés, je les aurais [tous] tués ! » Et les Compagnons (qu’Allah les agrée) ainsi que l'ensemble des jurisconsultes se sont accordés unanimement sur ce décret et jugement afin que le fait de s'entraider dans le versement ne soit pas une cause de non application du talion. Et si Ṣan'â` a spécifiquement été évoquée dans ce propos, c’est que les meurtriers en question étaient originaires de cette ville ou qu'il s'agit d'un exemple utilisé par les arabes pour indiquer le grand nombre des habitants.