« Abû Râfi’ (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Celui qui a lavé un mort et a caché ses défauts, Allah lui pardonne quarante fois ! » »
عن أبي رافع رضي الله عنه مرفوعاً: «من غسَّل ميتاً فكتم عليه، غفر الله له أربعين مرة».
Rapporté par Al-Bayhaqî - Rapporté par Al-Ḥâkim - Rapporté par Aṭ-Ṭabarânî
صحيح ✓
À retenir
Le laveur du mort doit garder le secret sur les signes alarmants qu'il observe, car le défunt se présente seul devant Allah qui le jugera
Il est interdit de révéler les défauts physiques du mort que celui-ci cachait de son vivant, par respect pour sa dignité
Celui qui dissimule les défauts du mort reçoit une grande récompense : le pardon d'Allah quarante fois
Les défauts observés chez le mort peuvent indiquer une mauvaise fin, mais il ne faut pas les divulguer afin de ne pas ternir son image
Explication
Ce hadith montre le mérite de celui qui lave un mort puis observe un défaut chez ce dernier et le dissimule. En effet, les choses détestables observées chez le mort sont de deux types : le premier concerne sa situation et le second son corps. En ce qui concerne le premier, par exemple, la personne peut observer que le visage du mort se modifie, se noircit et devient effrayant. Cela peut être une preuve de la mauvaise fin du défunt, qu’Allah nous en préserve ! Il n’est donc pas permis au laveur du corps d’informer les gens de ce qu’il a vu chez le mort comme signes, car il dévoilerait ses défauts alors que cet homme est en chemin vers son Seigneur qui le rétribuera de ce qu’il mérite. Quant au second type [de choses détestables], par exemple, il y a que le laveur constate une imperfection dans le dos du défunt que celui-ci cachait aux gens de son vivant et qu’il ne la dévoile pas. C’est pour cela que celui qui cache les défauts du mort se voit attribuer l’immense récompense d’être pardonné quarante fois.