« Safînah relate: « J'étais en la possession de Umm Salamah et elle a dit : "Je t'affranchis mais la condition que je te pose est que tu serves le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que tu vivras !" Alors, j'ai dit : "Même si tu ne me posais aucune condition, je ne me séparerai jamais du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tant que je vivrai !" Elle m'a alors affranchi et m'a posé cette condition. » »

عن سفينة، قال: كنت مَمْلُوكًا لأم سلمة فقالت: أُعْتِقُكَ وأشترط عليك أن تخدم رسول الله صلى الله عليه وسلم ما عِشْتَ فقلت: «وإن لم تَشْتَرِطِي عَلَيَّ، ما فَارَقْتُ رسول الله صلى الله عليه وسلم ما عِشْتُ فَأَعْتَقَتْنِي، واشْتَرَطَتْ عَلَيَّ».

Rapporté par Ibn Mâjah - Rapporté par Abû Dâwud - Rapporté par Aḥmad حسن ✓

L'affranchissement d'un esclave peut être conditionné par des obligations spécifiques envers celui qui l'affranchit

Le dévouement sincère au Prophète ﷺ et à son service était une priorité absolue pour les Compagnons

L'acte de libérer un esclave est une œuvre de bien hautement méritoire en Islam

Les conditions posées lors de l'affranchissement sont juridiquement valides et exécutoires

Dans ce hadith, Safînah (qu'Allah l'agrée) informe qu'il était en possession de Umm Salamah (qu'Allah l'agrée) et qu'elle l'a affranchi en lui posant comme condition qu'il serve le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) tout au long de sa vie. Il l'a alors informée que même si elle ne lui avait pas posé cette condition, il ne se serait jamais séparé du Prophète (sur lui la paix et le salut) tant qu'il aurait vécu. Elle l'affranchit donc et lui posa cette condition. On trouve en cela la preuve qu'il est permis de poser une condition lors de l'affranchissement.