Catégorie HadeethEnc ID : 7
89 hadiths« Urwah ibn Az-Zubayr a dit : « J'ai interrogé 'Abdullah ibn 'Amr sur le pire acte que commirent les polythéistes à l'égard du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il me répondit : "J'ai vu 'Uqbah ibn Abî Mu'ayṭ venir vers le Prophète (sur lui la paix et le salut) pendant qu'il accomplissait la prière, il mit alors son vêtement autour du cou du Prophète et l'étrangla fortement. Abû Bakr vint aussitôt, repoussa 'Uqbah et s'exclama : {( Allez-vous tuer un homme parce qu'il proclame : mon Seigneur est Allah ! Et qu’il est venu à vous muni de preuves [évidentes] de la part de votre Seigneur ? )} [Coran : 40/28]. »
عن عُروة بن الزبير، قال: سألتُ عبد الله بن عمرو عن أشد ما صن...
« ʽA’ishah (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) n’épousa pas d’autres femmes que Khadîjah, jusqu'à ce qu’elle ne meurt. » »
عن عائشة رضي الله عنها ، قالت: «لم يتزوج النبي صلى الله عليه...
« ʽÂ'ishah (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui a dit : "Certes, je sais lorsque tu es satisfaite de moi et lorsque tu es en colère contre moi." » Elle a dit : « J'ai rétorqué : "Et d'où sais-tu cela ? - Il a répondu : Lorsque tu es satisfaite de moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur de Muḥammad !' Et lorsque tu es en colère contre moi, tu dis : 'Non, par le Seigneur d'Abraham !' » Elle a dit : « J'ai alors dit : "En effet ! Par Allah, ô Messager d'Allah, je ne délaisse que ton nom !" » »
عن عائشة رضي الله عنها قالت: قال لي رسول الله صلى الله عليه ...
« ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) a dit : « Le Messager d’Allah envoya vers le Najd une expédition à laquelle je participai. Nous prîmes des chameaux et des moutons ; nos parts atteignirent douze chameaux et le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta un chameau à chacun. » »
عن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما قال: «بعث رسولُ الله صلى ا...
« ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu’Allah l'agrée, lui et son père) relate : « On m’amena au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) le jour d’Uḥud, j’avais alors quatorze ans, et il ne me donna pas l’autorisation [de combattre]. Le Jour du Fossé, on m’amena de nouveau à lui - à ce moment-là j’avais quinze ans - et, cette fois-ci, il donna son autorisation. » »
عن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما قال: «عُرِضْتُ عَلَى رَسُو...
« ‘Abdullah ibn ‘Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que lorsque Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) devint veuve, son père ‘Umar (qu’Allah l’agrée) rencontra ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) et lui proposa sa fille en mariage. Il lui a dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Celui-ci répondit : « Je vais y réfléchir. » Quelques jours passèrent, puis ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée) me rencontra de nouveau et me dit : « Actuellement, je ne suis pas prêt pour me remarier. » Je rencontrai ensuite Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) et lui dit : « Si tu le souhaites, je te marie à Ḥafṣah bint ‘Umar (qu’Allah l’agrée) ? » Il resta muet et ne me donna aucune réponse ! Je lui en voulus plus qu’à ‘Uthmân ibn ‘Affân (qu’Allah l’agrée). Quelques jours après, le Prophète (sur lui la paix et le salut) me demanda la main de Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) et je la lui accordai. Abû Bakr (qu’Allah l’agrée) me rencontra et me dit : « Tu as probablement dû m’en vouloir lorsque tu m’as proposé ta fille Ḥafṣah (qu’Allah l’agrée) en mariage et que je ne t’ai pas donné de réponse ? » Je répondis : « Oui ! » Il répliqua : « Eh bien, sache que je ne t’ai pas répondu parce que j’avais appris que le Prophète (sur lui la paix et le salut) l’avait évoquée et que je n'étais pas disposé à divulguer le secret du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ; et si le Prophète (sur lui la paix et le salut) l'avait laissée, je l’aurais acceptée. » »
عن عبد الله بن عمر رضي الله عنهما أَنَّ عمرَ رضي الله عنه حِ...
« As-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir et je partis moi-même l’accueillir avec les enfants sur la Colline de l’Adieu. » Rapporté par Abû Dâwud en ces termes avec une chaîne de transmission authentique. Al-Bukhârî l’a rapporté dans les termes suivants : « Nous allâmes accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avec les enfants sur la Colline de l’Adieu. » »
عن السَّائب بن يزيد رضي الله عنه قال: لما قَدِم النبي صلى ال...
« Abû Mûsâ Al-Ashʽarî (qu’Allah l’agrée) a dit : « Nous partîmes en expédition avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et nous étions six pour un seul chameau, sur lequel nous nous relayions. Nos pieds furent fortement abîmés et mes ongles finirent par tomber. Nous dûmes bander nos pieds avec des morceaux de tissu et c’est pourquoi cette bataille fut appelée : « La Bataille des Bandages. » Abû Burdah a dit : « Abû Mûsâ a rapporté ce hadith, puis il a regretté. Il disait : « Qu’est-ce qui m’a pris de raconter cela ! » Comme s'il avait craint d’avoir divulgué et propagé l’une de ses [bonnes] actions. »
عن أبي موسى رضي الله عنه قال: خرجنا مع رسول الله صلى الله عل...
« Ibn Mas'ûd (qu'Allah l'agrée) a dit : « Une nuit, j'accomplis la prière avec le Prophète (sur lui la paix et le salut). Il se tint si longtemps en prière que je fus sur le point de commettre une mauvaise chose. » On demanda : « Qu'as-tu songé à faire ? » Il répondit : « J'ai songé à m'asseoir et laisser le Prophète (sur lui la paix et le salut) continuer tout seul. » »
عن ابن مسعود رضي الله عنه قال: صليت مع النبي صلى الله عليه و...
« Jâbir (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entra chez un homme parmi les Anṣâr qui était avec l’un de ses compagnons. Là, il a dit : « Aurais-tu de l’eau qui a passé la nuit dans une grande gourde ? Sinon, nous boirons à même l’eau. » »
عن جابر بن عبد الله رضي الله عنهما أَنَّ رسولَ اللهِ صلى الل...
« Abdullah ibn Busr (qu'Allah l'agrée) a dit : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) possédait un grand plat que l'on nommait « al-gharrâ' » et qui nécessitait quatre hommes pour le porter. Un jour, dans la matinée, après que les Compagnons aient accompli la prière de « Aḍ-Ḍuḥâ », on apporta ce plat contenant du pain émietté et trempé dans de la sauce. Les Compagnons prirent place autour du plat, et comme ils étaient nombreux, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'agenouilla. Un bédouin l'interpella en ces termes : " Mais quelle est donc cette façon de s'asseoir ? " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit alors : " Allah a certes fait de moi un serviteur généreux, et Il n'a pas fait de moi un tyran entêté ! " Puis, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta : " Mangez au bord du plat et laissez le milieu pour la fin, votre nourriture sera ainsi bénie ! " » »
عن عبدِ اللهِ بنِ بُسْرٍ رضي الله عنه قال: كان للنبيِّ صلى ا...
« Abû Hurayrah, ou Abû Sa’îd Al-Khoudrî (qu’Allah les agrée) - le doute provenant du transmetteur - relate : « Lors de la bataille de Tabûk, les gens furent éprouvés par la faim et dirent : " Ô Messager d’Allah ! Si tu nous permettais de tuer nos montures, afin que nous puissions en manger et nous en enduire ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : " Faites donc ! ". ‘Umar (qu'Allah l'agrée) vint alors et dit : " Ô Messager d’Allah ! Si tu le fais, les montures manqueront ! Appelle-les plutôt à apporter le reste de leurs provisions et demande à Allah d’y faire descendre Sa bénédiction, en espérant qu’Allah, par cela, nous accorde Sa bénédiction ! " Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Oui ! " Il demanda alors qu’on lui apporte une nappe, il l’étala, puis il leur demanda d’apporter le reste de leurs provisions. C’est alors que certains vinrent avec une poignée de blé, d’autres avec une poignée de dattes, d’autres avec un morceau de pain, jusqu’à ce qu’une petite quantité fut rassemblée sur la nappe. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) implora la bénédiction divine, puis dit : " Remplissez vos récipients ! " Les Compagnons se mirent à remplir leurs récipients, au point de remplir tous les récipients de l’armée, puis ils mangèrent à satiété et, à la fin, il restait encore de la nourriture. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’exclama alors : " Je témoigne qu'il n'est aucune divinité, digne d'adoration, en dehors d’Allah et que je suis le Messager d’Allah. Toute personne qui rencontre Allah avec ces deux phrases, sans en douter, ne sera pas empêchée d’entrer au Paradis ! ». »
عن أبي هريرة، أو أبي سعيد الخدري رضي الله عنهما -شك الراوي- ...
« ʽÂ’ishah (qu’Allah l’agréée) relate : « J'ai entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire alors qu’il était appuyé contre moi : " Ô Allah ! Pardonne-moi, fais-moi miséricorde et fais-moi rejoindre la compagnie la plus élevée. " » »
عن عائشة رضي الله عنها ، قالت: سمعت النبي صلى الله عليه وسلم...
« Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Alors que nous creusions, le jour de la tranchée, un sol très dur se présenta. Ils se rendirent alors auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui dirent : « Un sol très dur s'est présenté dans la tranchée ! - Il dit alors : Je vais y descendre ! » Il se leva. Son ventre était enserré par une pierre. Cela faisait trois jours que nous n'avions rien mangé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) prit alors la pioche, frappa le sol et d'un coup, la terre devint molle comme du sable ! Je lui demandai : « Ô Messager d'Allah ! Permets-moi d'aller chez moi ! » J'ai alors dit à ma femme : « J'ai vu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dans un état insoutenable ! As-tu quelque chose à manger ? - J'ai de l'orge et une chevrette ! », Répondit-elle. J'ai alors égorgé la petite chèvre, ma femme a moulu l'orge, et nous mîmes la viande à cuire. Puis, je suis revenu voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) alors que la pâte d'orge était déjà levée, et la viande presque à point, dans une marmite, soutenue par trois pierres, sur le feu. J'ai dit : « J'ai un petit repas, viens donc ô Messager d'Allah ! Et invite une ou deux personnes avec toi ! - Quelle quantité est-ce ?, me demanda-t-il. Je lui décrivis alors la quantité. C'est très bon et largement suffisant ! dit-il. Va dire à ta femme de ne pas retirer la marmite ni le pain du feu jusqu'à mon arrivée ! Puis, il a dit : Levez-vous ! » Alors, les Muhâjirûn et les Anṣâr se levèrent. Je revins chez moi et ma femme s'exclama : « Malheur à toi ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) est venu avec les Muhâjirûn, les Anṣâr et ceux qui étaient avec eux ! - Est-ce qu'il t'a interrogé [à propos du repas] ?, demanda-t-elle. - Oui, répondis-je. » Le Prophète (sur lui la paix et le salut) arriva et dit aux invités : « Entrez sans vous bousculer ! » Il coupa le pain et posa dessus de la viande, puis il couvrit la marmite et le four. Il rapprocha alors ses Compagnons et les servit. Il ne cessa de répéter cela jusqu'à ce qu'ils fussent tous rassasiés, et il en resta encore. [Jâbir a dit] Le Prophète (sur lui la paix et le salut) a alors dit à ma femme : « Manges-en et offres-en, car les gens ont été touchés par la famine ! » Et dans une [autre] version, Jâbir a dit : « Lorsque le fossé fut creusé, je vis que le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait faim. Je me rendis auprès de mon épouse et lui demandai : " As-tu quelque chose chez toi ? J'ai vu que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) avait très faim. " Elle me sortit un sac contenant un Ṣâ' d'orge. Nous disposions aussi d'une petite bête : une chevrette [qui ne sortait pas encore au pré]. Je l’égorgeai tandis qu'elle moulait le grain. Elle termina en même temps que moi. Je coupai la viande en morceaux que je mis dans la marmite. Puis, je m’en retournai auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Elle dit alors : « Ne me couvre pas de honte en amenant le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) et ceux qui sont avec lui ! » Je me rendis alors auprès de lui et lui glissait secrètement : « Ô Messager d'Allah ! Nous avons égorgé une petite bête et mon épouse a moulu un Ṣâ' d'orge que nous avions. Viens donc avec le groupe qui est avec toi ! » Mais, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) s'écria : « Ô gens de la tranchée ! Jâbir vous a préparé à manger ! Allez-y ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ajouta alors : « N'enlevez pas votre marmite du feu et ne mettez pas votre pâte au four avant que j'arrive ! » Je vins et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) arriva devant des gens. Quand j'allai trouver mon épouse, elle me dit : « Tu as fait ceci et cela ! - Je répliquai : J'ai fait ce que tu m'as dit. » Elle montra la pâte au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui crachota dedans et y appela la bénédiction. Puis, il se dirigea vers notre marmite, crachota aussi dedans et y mit la bénédiction. Ensuite, il a dit : « Appelle une boulangère pour qu'elle t'aide à faire le pain et puise de votre marmite sans la descendre du feu ! » Ils étaient mille. Je jure par Allah qu'ils mangèrent si bien qu'ils en laissèrent et s'en allèrent. Notre marmite était encore en ébullition comme au début et notre pâte était intacte dans le four ! » »
عن جابر رضي الله عنه قال: إنا كنا يوم الخندق نحفر فعَرَضَتْ ...
« Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) a entendu le Prophète (sur lui la paix et le salut) dire : « Il était trois hommes parmi les fils d'Israël : un lépreux, un chauve et un aveugle. Allah voulut les éprouver et leur envoya un Ange. Il se présenta au lépreux et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Un beau teint, une belle peau et que disparaisse ce pourquoi les gens me répugnent. " L'Ange passa alors la main sur lui. Son aspect répugnant disparut alors et on lui donna un beau teint et une belle peau. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Il répliqua : Les chameaux ! - ou : les vaches ! Ishâq doute - et il reçut une chamelle pleine. L'Ange lui dit alors : " Qu'Allah te la bénisse ! " Puis, il se présenta au chauve et demanda : " Quel est ton souhait le plus cher ? - Il répondit : Une belle chevelure et que disparaisse ceci, qui fait que les gens me répugnent. " L'Ange passa alors sa main sur lui et cela disparut. Il reçut alors une belle chevelure. - " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les vaches ! " répondit-il. Il reçut alors une vache pleine et l'Ange dit : " Qu'Allah te la bénisse ! " Il se présenta ensuite à l'aveugle et demanda : " Quel est ton plus cher désir ? - Il répondit : Qu'Allah me rende la vue afin que je puisse voir les gens. " L'Ange passa alors la main sur lui et Allah lui rendit la vue. " Quel est le bien le plus cher à tes yeux ? demanda l'Ange. - Les moutons ! " répondit-il. Il reçut alors une brebis pleine. La chamelle, la vache et la brebis mirent bas. L'un avait une vallée pleine de chameaux, l'autre une vallée pleine de vaches et le dernier une vallée pleine de moutons. Puis, l'Ange se présenta au lépreux sous l'apparence et l'aspect qu'avait ce lépreux et dit : " Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a donné un beau teint, une belle peau et la richesse ! Je te demande un chameau afin que je puisse continuer mon voyage. - L'homme répondit : Les droits sont nombreux ! - L'Ange lui dit : J'ai l'impression de te connaître. N'étais-tu pas un lépreux que les gens répugnaient et un pauvre qu'Allah a rendu riche ? - Il répliqua : J'ai hérité cette richesse de père en fils. - L'Ange rétorqua : Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Ensuite, il se présenta au chauve sous l'apparence qu'avait ce chauve et lui tint le même discours qu'au premier. Celui-ci lui donna la même réponse. L'Ange répliqua : " Si tu mens, qu'Allah te ramène alors à ce que tu étais ! " Enfin, il se présenta à l'aveugle sous l'apparence et l'aspect qu'avait cet aveugle et dit : Un pauvre voyageur, je suis à court de moyens pour mon voyage. Aujourd'hui, je ne pourrai atteindre mon but, si ce n'est grâce à Allah, puis à toi. Par Celui qui t'a redonné la vue ! Je te demande une brebis afin que je puisse continuer mon voyage. -L'homme répondit : J'étais aveugle et Allah m'a redonné la vue. Prends ce qu'il te plaît et laisse ce que tu veux ! Par Allah ! Aujourd'hui, je ne t'en voudrai pour aucune chose que tu prendras pour Allah. - L'Ange déclara : Garde ton bien ! Car vous avez été mis à l'épreuve. Allah est satisfait de toi et courroucé contre tes deux compagnons. " » »
عن أبي هريرة رضي الله عنه أنه سمع النبي صلى الله عليه وسلم ،...
« Jâbir (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a pris part avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à une expédition militaire du côté du Najd. Durant le retour, ils se trouvèrent à l'heure de la sieste dans une vallée couverte d'arbres épineux. Les Compagnons se dispersèrent cherchant l'ombre des arbres. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) campa aussi sous un arbre Samurah, où il accrocha son épée. Nous fîmes un somme et voilà que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) nous appelle ! Nous allâmes le voir ; auprès de lui se trouvait un bédouin assis. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : « Cet homme vint me trouver pendant que je dormais et s'empara de mon sabre, je me suis réveillé subitement alors qu'il avait le sabre dégainé en main. Il me dit par trois fois : " Qui te protège de moi ? " et je répondis à trois reprises : « Allah ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) n'en voulut pas à l'homme et s'assit. Rapporté par Al-Bukhârî et Muslim. Dans une autre version, Jâbir (qu'Allah l'agrée) a dit : « Nous étions avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu'à atteindre « Dhât Ar-Riqâ' ». Quand nous trouvions un arbre ombrageux, nous le laissions pour le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Un homme parmi les polythéistes arriva. Le sabre du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était accroché à un arbre. L'homme s'en saisit, le dégaina et dit au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Me crains-tu ? - Non ! Répondit-il. - L'homme reprit : Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Et dans la version de Abu Bakr al-Ismâ'îly, dans son ouvrage authentique, l'homme dit : « Qui te protège de moi ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répliqua : Allah ! » Alors, l'épée tomba de sa main et le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) la récupéra puis lui dit : « Qui donc te protège de moi ? - L'homme répliqua : Sois meilleur preneur et indulgent ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) reprit : Veux-tu témoigner qu'il n'y a de divinité [digne d'adoration] qu'Allah et que je suis le Messager d'Allah ? - L'homme répondit : Non ! Mais je te promets que je ne te combattrai pas et ne collaborerai en aucun cas avec un groupe qui te combattrait ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le laissa poursuivre son chemin, l’homme alla trouver ses compagnons et leur dit : « Je reviens de chez un homme parmi les meilleurs personnes ! » »
عن جابر رضي الله عنه : أنه غزا مع النبي صلى الله عليه وسلم ق...
« Abû Al-Faḍl Al-ʽAbbâs ibn ʽAbd Al-Muṭṭalib (qu'Allah l'agrée) dit : « J'étais présent avec le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) le jour de Ḥunayn. Abû Sufyân ibn Al-Ḥârith ibn 'Abd Al-Muṭṭalib et moi tînmes compagnie au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) sans le quitter. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) était sur une mule blanche. Lorsque les musulmans et les mécréants se rencontrèrent, les musulmans battirent en retraite. Alors, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) se mit à faire courir sa mule vers les mécréants. Je tenais la bride de la mule du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pour l'empêcher de courir. Quant à Abû Sufyân, il tenait son étrier. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) enjoignit : " Ô 'Abbâs ! Appelle les compagnons du mimosa ! " » Al-‘Abbâs - qui était un homme à la voix retentissante - dit : « J’ai alors crié de toutes mes forces : " Où sont les compagnons du mimosa ? " Par Allah ! En entendant ma voix, ils rebroussèrent chemin comme les vaches qui reviennent vers leurs petits qui la réclament, répondant : " Nous voilà ! Nous voilà ! " Ils combattirent alors les mécréants tandis que les Anṣâr s'interpellaient : " Ô les Anṣâr ! Ô les Anṣâr : " Finalement, on appela la tribu des Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj : " Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al-Khazraj ! Ô les Banî Al-Ḥârith ibn Al Khazraj ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), qui était sur sa mule, tendait le cou pour les regarder combattre et, à ce moment-là, il dit : " Maintenant, la bataille fait rage ! " Puis, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ramassa quelques cailloux et les jeta aux visages des mécréants en disant : " Ils sont vaincus, par le Seigneur de Muḥammad ! " Je me mis à regarder et constatai que, selon toute apparence, la bataille en était toujours au même point. Alors, par Allah, à peine leur avait-il lancé les cailloux que je vis qu'ils commencèrent à faiblir et à battre en retraite. " » »
عن أبي الفضل العباس بن عبد المطلب رضي الله عنه قال: شهدت مع ...
« ‘Abdullah ibn Mas’ûd (qu’Allah l’agrée) relate : « A l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), la lune s’est fendue en deux parties : une partie était cachée par la montagne et l’autre était au-dessus de la montagne. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : " Ô Allah ! Sois témoin ! " » »
عن عبد الله بن مسعود رضي الله عنه مرفوعاً: انشقَّ القمر على ...
« Anas ibn Mâlik (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque Zayd ibn Ḥârithah vint se plaindre au Prophète (sur lui la paix et le salut), celui-ci lui dit : " Crains Allah et garde ton épouse ! " » Anas a dit : « Si le Prophète (sur lui la paix et le salut) avait voulu cacher quelque chose, c’est bien celle-ci qu’il aurait cachée ! » Il a dit : « Zaynab se vantait auprès des épouses du Prophète (sur lui la paix et le salut) en disant : " Ce sont vos familles qui vous ont mariées ! Quant à moi, c’est Allah, Exalté soit-Il, qui m’a mariée d’au-dessus des sept Cieux ! " » Et Thâbit a dit que le verset suivant : {( Et tu cachais en toi ce qu’Allah allait dévoiler et tu craignais les gens.)} [Coran : 33/37] a été révélée au sujet de Zaynab et de Zayd ibn Ḥârithah. »
عن أنس بن مالك رضي الله عنه قال: جاء زيدُ بنُ حارثة يشكو، فج...
« Imrân ibn Ḥuṣayn (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « En voyage avec le Prophète (sur lui la paix et le salut), nous avançâmes de nuit et, vers la fin de celle-ci, nous fîmes une halte des plus douces qui soient pour le voyageur. Seule la chaleur du soleil nous sortit de notre sommeil, les premiers à se réveiller étant untel, puis untel, puis untel, puis 'Umar ibn al Khaṭṭâb. Quant au Prophète (sur lui la paix et le salut), on ne le réveillait jamais. On le laissait se réveiller de lui-même car on ne savait pas ce qui pouvait se passer pendant son sommeil. Quand 'Umar se réveilla et vit la situation, lui qui était un homme rude, il se mit à prononcer le takbîr [le fait de dire : « Allâhu Akbar ! » et qui signifie : « Allâh est plus Grand [que tout] à voix haute. Il continua de dire le takbîr et d'élever la voix jusqu'à réveiller le Prophète (sur lui la paix et le salut). Quand il se réveilla, les gens se plaignirent de ce qui était arrivé, mais il dit : « Ce n'est pas grave, prenez la route ! » Il reprit la route et, non loin de là, il fit halte, demanda de l'eau et fit les ablutions. On appela à la prière et les gens firent la prière. Quand il termina la prière, il aperçut un homme qui se tenait à l'écart et n'avait pas prié avec les autres. Il lui dit : « Qu'est-ce qui t'a empêché de prier avec les gens ? » Il dit : « Je suis en état de grande impureté et nous n'avons pas d'eau. » Il dit : « Aie recours à la terre, cela te suffira. » Ensuite, le Prophète (sur lui la paix et le salut) se mît en route et lorsque les gens se plaignirent de la soif, il fit halte et appela 'Ali ainsi qu’une autre personne à qui il dit : « Allez chercher de l'eau ! » Ils partirent donc et croisèrent une femme assise entre deux grandes outres de cuir sur son chameau. Ils lui demandèrent : « Où se trouve l'eau ? - Elle dit : J’ai quitté l'eau hier à la même heure, nos hommes sont à l’arrière. - Ils dirent : Viens donc ! - Elle dit : Où donc ? - Ils dirent : Voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). - Elle dit : Celui que l'on appelle le sabéen ? - Ils dirent : C'est bien celui dont tu parles, alors viens ! » Ils revinrent donc au Prophète (sur lui la paix et le salut) et lui rapportèrent les informations. Il dit : « Faites-la descendre de son chameau ! » Il demanda qu'on lui apporte un récipient, dans lequel il posa le trou des deux outres, qu'il fit pencher et dont il défit les liens afin de faire couler l'eau. On appela les gens : « Buvez et prenez de l'eau ! » Ceux qui le voulaient burent et ceux qui le voulaient prirent de l'eau. A la fin, il donna un récipient d'eau à celui qui était en état d'impureté et lui dit : « Prends ceci et verse-le sur toi ! » Pendant ce temps, la femme était là, debout, à regarder ce que l'on faisait de son eau. Par Allah ! Quand il eut fini, nous eûmes l'impression qu'elles étaient encore plus remplies que lorsqu'il avait commencé ! Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Rassemblez quelque chose pour elle ! » Ils rassemblèrent alors diverses choses, des dattes noires, de la farine et de la farine torréfiée, jusqu'à rassembler une certaine quantité de nourriture, qu'ils mirent dans un vêtement et placèrent devant elle sur son chameau. Il lui dit : tu vois bien, nous n'avons rien pris de ton eau, mais c'est Allah qui nous a abreuvés. Elle rentra chez les siens, après s'être attardée. Ils dirent : « Qu'est-ce qui t'a retenue, ô, unetelle ? - Elle dit : Quelque chose d'incroyable ! J'ai croisé deux hommes qui m'ont amené à cet homme qu'on appelle le sabéen, qui a fait ceci et cela... Par Allah, soit c'est l'homme le plus sorcier qui soit entre lui et elle - elle fit signe de l'index et du majeur vers le ciel, elle voulait dire : entre le ciel et la terre - soit il est bel et bien le Messager d'Allah ! » Après cela, les musulmans assaillirent les polythéistes qui vivaient autour d'elle mais ne s'attaquèrent pas au petit groupe auquel elle appartenait. Un jour, elle dit aux siens : « Je ne pense pas que ces gens-là vous épargnent sans raison, alors que diriez-vous d'embrasser l'Islam ? » Ils lui obéirent alors et embrassèrent l'Islam. » »
عن عمران بن حصين رضي الله عنهما قال: كنا في سفر مع النبي صلى...