Hadiths sur La jurisprudence et son fondement

Catégorie HadeethEnc ID : 4

853 hadiths

« Salamah ibn Sakhr (qu'Allah l'agrée) a dit : « J'étais un homme qui s’adonnait plus que d'autres aux rapports sexuels avec les femmes. Et quand le mois de Ramadan est venu, je craignais d'avoir un rapport sexuel avec mon épouse, et cette envie demeurait avec moi jusqu'au matin. J'ai donc prononcé un serment d’abstinence (« Aẓ-Ẓihâr ») à son encontre jusqu'à la fin du mois de Ramadan. Mais, au cours d'une nuit durant laquelle elle me servait, j’aperçus une partie de son corps, et je ne pus me retenir de lui sauter dessus. Au matin, j’allai voir mon peuple et les informai de l'incident. Je dis : "Venez avec moi voir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ! - Ils dirent : Non, par Allah !" Alors, je me rendis [seul] auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et l'informa. Il me dit alors : "L'as-tu vraiment fait, ô Salamah ? - Je répondis : Deux fois, ô Messager d'Allah ! Je serai patient face au jugement d'Allah. Prends donc une décision en ce qui me concerne selon ce qu'Allah t'aura montré. - Il dit : Libère un esclave ! - Je répondis : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, je ne possède aucun esclave mis à part moi-même ! Et je frappai la surface de mon cou. - Il dit : Jeûne alors deux mois consécutifs ! - Je répliquai : Ai-je commis cela en raison d'autre chose que le jeûne ?! - Il dit : Alors nourris soixante pauvres avec une corbeille de dattes ! - Je rétorquai : Par Celui qui t'a envoyé avec la Vérité, nous avons passé la nuit en étant atrocement affamé et nous n'avions chez nous aucune nourriture ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut)] a dit : Rends-toi chez le collecteur des aumônes de Banî Zurayq, et qu'il te la donne ! Nourris alors soixante pauvres avec un paanier de dattes, et toi et ta famille, mangez les dattes restantes !" Je revins alors chez mon peuple en leur disant : "J'ai trouvé auprès de vous la pauvreté et la mauvaise opinion, et j'ai trouvé auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) la prospérité et la bonne opinion. Et certes, Il m'a ordonné que vous me remettiez votre aumône !" » »

عن سلمة بن صخر رضي الله عنه قال: كُنْتُ امْرَأً أُصِيبُ من ا...

« Hilâl ibn Umayyah accusa sa femme de l'avoir trompé avec Sharîk ibn Saḥmâ', le frère utérin d'Al-Barâ' ibn Mâlik. Il était le premier homme à avoir recours à l'imprécation en Islam. Il invoqua donc la malédiction contre sa femme. Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : « Surveillez-la ! Si elle accouche d'un enfant blanc aux cheveux lisses et aux yeux teintés de rouge, ce sera l'enfant de Hilâl ibn Umayyah. Mais s'il a les yeux noirs, les cheveux crépus et les jambes fluettes, il sera à Sharîk Ibn Saḥmâ' ! » Anas ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) a dit : « On me communiqua qu'elle mit au monde un enfant aux yeux noirs et aux jambes fluettes. » »

إن هِلال بن أُمية قذف امرأته بشريك ابن سَحْماء، وكان أخا الب...

« Ibn Shihâb relate que Sahl ibn Sa'd As-Sâ'idî (qu'Allah l'agrée) l'informa en disant : « 'Uwaymir Al-'Ajlânî se rendit chez 'Âṣim ibn 'Âdî Al-Anṣârî et lui demanda : "Ô ‘Âṣim ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? Questionne pour moi, ô 'Âṣim, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) à ce sujet !" 'Âṣim posa donc la question au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), mais celui-ci (sur lui la paix et le salut) répugnait les questions (hypothétiques) et les blâmait, si bien que 'Âṣim fut affecté par les propos qu'il entendit du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Quand il retourna auprès des siens, 'Uwaymir vint lui dire : "Ô 'Âṣim ! Que t'a-dit le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ? - Il répondit à 'Uwaymir : Tu ne m'as pas apporté de bien ! Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a répugné la question que je lui ai posée. - 'Uwaymir déclara : Par Allah ! Je n'arrêterai pas jusqu'à ce que je le questionne à ce sujet !" 'Uwaymir s'en alla donc trouver le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) qui était au milieu des gens et il dit alors : "Ô Messager d'Allah ! Vois-tu si un homme surprend sa femme avec un autre homme, le tue-t-il ? Et l'exécutera-t-on alors ? Ou comment doit-il faire ? - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Il y a eu une révélation vous concernant, ta compagne et toi. Va et amène-la !" Sahl a dit : "Ils se lancèrent alors des imprécations et j'étais présent dans la foule en compagnie du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Lorsque les deux terminèrent, 'Uwaymir déclara : 'J'aurais menti sur son compte, ô Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), si je la garde !' Il prononça alors la formule des trois divorces avant même que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) ne lui en donne l'ordre." Ibn Shihâb ajouta : "Ceci devint alors la tradition des époux qui se lancent des imprécations (Al-Li'ân)." » »

عن ابن شهاب، أن سهل بن سعد الساعدي أخبره: أن عُوَيْمِراً الع...

« Ibn 'Abbâs (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Un homme est venu au Prophète (sur lui la paix et le salut) et a dit : "Certes, ma femme n'empêche pas une main de caresser - Il a dit : Éloigne-la ! - Il a rétorqué : Je crains que mon âme ne la suive ! - Alors, il a répondu : Jouis d'elle donc !" » »

عن ابن عباس، قال: جاء رجل إلى النبي صلى الله عليه وسلم فقال:...

« Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « Lorsque l'homme reconnaît son enfant, ne serait-ce que le temps d'un clin d’œil, il ne doit pas le nier ! » »

عن عمر بن الخطاب رضي الله عنه قال: "إذا أقرَّ الرجل بولده طَ...

« Jâbir ibn 'AbdiLlah (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate : « Ma tante a été divorcée, elle voulut donc sortir et couper sa palmeraie, mais un homme la réprimanda de sortir. Elle est alors allée voir le Prophète (sur lui la paix et le salut) qui a dit : "Sors plutôt, et coupe ta palmeraie ! Il se peut que tu en fasses l'aumône ou que tu accomplisses quelque chose de convenable !" » »

عن جابر بن عبد الله قال: طُلِّقَتْ خالتي، فأرادت أن تَجُدَّ ...

« Al-Furayʽah bint Mâlik ibn Sinâne, la soeur de Abû Saʽîd Al-Khudrî (qu'Allah les agrée) relate qu'elle se rendit auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) afin de lui demander la permission de retourner dans sa famille, les Banû Khudrah, car son époux s'était fait tuer par des esclaves en fuite à la recherche desquels il était parti . Elle demanda donc à l'envoyé d'Allah (sur lui la paix et le salut) : « Puis-je retourner auprès de ma famille, mon mari n'ayant laissé aucune maison lui appartenant, ni de quoi m'entretenir ? - Ce à quoi le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Oui. » Elle poursuivit : « Je m'en allais donc, mais une fois arrivée à l'appartement, ou à la mosquée, il me rappela, ou ordonna qu'on me rappelle, et je fus invitée à revenir vers lui. Il me dit alors : "Qu'as-tu dit ?" Je lui répétai de nouveau l'histoire au sujet de mon mari, ce à quoi il me rétorqua : "Reste chez toi jusqu'à l'expiration du délai prescrit !" » Elle dit : « J'y ai donc passé ma période de viduité et de deuil durant quatre mois et dix jours. » Plus tard, lorsque ʽUthmân ibn ʽAffân (qu'Allah l'agrée) devint calife, il envoya une personne à ce sujet et je l'en informai ; il prit donc la décision d'en faire son avis et de l'appliquer dans les tribunaux. »

عن الفُرَيْعَةَ بنت مالك بن سنان، وهي أخت أبي سعيد الخدري رض...

« Fâṭimah Bint Qays (qu'Allah l'agrée) relate : « J'ai dit : "Ô Messager d'Allah ! Mon époux m'a répudiée à trois reprises et je crains d'être agressée !" » ['Urwa] a dit : « [Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut)] lui ordonna alors de déménager. » »

عن فاطمة بنت قيس، قالت: قلت: يا رسول الله، زوجي طَلَّقَنِي ث...

« Amr ibn Al-'Âṣ (qu'Allah l'agrée) a dit : « Ne semez pas la confusion en notre sein ! La Tradition de notre Prophète (sur lui la paix et le salut) concernant la période de viduité de la femme esclave, mère d'un enfant de son maître décédé, est de quatre mois et dix jours ! » »

عن عمرو بن العاص قال: "لا تُلَبِّسُوا علينا سُنَّةَ نبيِّنا ...

« ʽUrwah ibn Az-Zubayr rapporte que ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée), l'épouse du Prophète (sur lui la paix et le salut) a reçu chez elle Ḥafṣah la fille de [son frère] ʽAbduraḥmân fils d'Abû Bakr Aṣ-Ṣiddîq (à la suite de son divorce) quand elle eut ses menstrues pour la troisième fois. Ibn Shihâb dit : « On rapporta cela à ʽAmrah la fille de ʽAbduraḥmân qui répondit : "ʽUrwah dit vrai !" Cependant, certaines personnes le lui reprochèrent et lui dirent : "Allah, Béni et Exalté soit-Il, dit dans Son livre : {(Les femmes divorcées sont tenues d'observer un délai d'attente de trois Qurû' (périodes)} [Coran : 2/228]". Ce à quoi ʽÂ`ishah (qu'Allah l'agrée) leur répondit : "Ce que vous dites est vrai, cependant savez-vous à quoi correspondent les Qurû' ? Elles désignent les périodes de pureté !" » »

عن عروة بن الزبير عن عائشة زوج النبي صلى الله عليه وسلم أنها...

« Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) disait : « Si un esclave répudie une femme libre, il ne possède que deux répudiations et la période de viduité de cette femme libre est de trois cycles menstruels. Et si un homme libre répudie une femme esclave, il n'aura droit qu'à deux répudiations et la période de viduité de cette femme esclave est de deux cycles menstruels. » »

عن ابن عمر أنه كان يقول: «طَلَاقُ العبد الحُرَّةَ تطليقتان و...

« Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) relate : « N'importe quelle femme qui perd son mari et ne sait pas où il est doit attendre quatre ans. Ensuite, elle compte quatre mois et dix jours [de période de viduité] puis elle redevient licite [au mariage]. » »

عن عمر بن الخطاب أنه قال: «أَيُّمَا امرأة فَقَدَتْ زوجها فلم...

« Abû Sa'îd Al-Khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit au sujet des captives de la bataille de Awṭâs : « Pas de rapport intime avec celle qui est enceinte, jusqu'à ce qu'elle accouche ; ni avec celle qui n'est pas enceinte, jusqu'à ce qu'elle ait une période de règles. » »

عن أبي سعيد رضي الله عنه أن النبي صلى الله عليه وسلم قال في ...

« Aïsha (qu'Allah l'agrée) relate que Sâlim, le servant d’Abû Hudhayfah, vivait en compagnie de celui-ci et de son épouse dans leur maison. Elle - c'est-à-dire : Bint Suhayl - vint alors dire au Prophète (sur lui la paix et le salut) : « Sâlim a atteint l'âge d'un homme, il comprend ce qu'ils savent [à propos des femmes] et il entre chez nous. Et je pense qu'Abû Hudhayfah en ressent quelque chose au fond de lui. - Le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui dit alors : Allaite-le ! Tu lui seras illicite et le ressentiment d'Abû Hudhayfah se dissipera ! » Plus tard, elle revint lui dire : « Je l'ai allaité et l'aversion d'Abû Hudhayfah s'est dissipée ! » »

عن عائشة رضي الله عنها أن سالما مولى أبي حذيفة كان مع أبي حذ...

« Ibn 'Umar relate que 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée, lui et son fils) a écrit aux commandants des armées à propos d'hommes qui avaient laissé leurs femmes sans subvenir à leurs besoins. Il leur a ordonné d'imposer à ces hommes de pourvoir aux besoins de celles-ci ou de les divorcer. Et s'ils divorçaient, ils devaient envoyer [à leurs femmes] les dépenses qui leur étaient dues et qui n'avaient pas été effectuées jusque-là. »

عن ابن عمر، أن عمر بن الخطاب -رضي الله عنه وعن ابنه-، كتب إل...

« ʽAbdullah ibn ʽAmr ibn Al-ʽÂṣ (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate qu'une femme a dit : « Ô Messager d'Allah ! Cet enfant, mon ventre l'a porté, mon sein l'a nourri et mon giron l'a protégé. Son père m'a répudiée et il veut me l'enlever ! » Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) lui dit : « Tu es plus en droit de le garder, tant que tu ne te remaries pas. » »

عن عبد الله بن عمرو رضي الله عنهما أن امرأة قالت: يا رسول ال...

« Abû Maymunah Salma était un esclave de gens de Médine et c'était un homme de vérité. Il a dit : « Pendant que j'étais assis avec Abû Hurayrah, une femme perse vint à lui avec son fils ; elle avait divorcé de son mari et tous les deux réclamaient [la garde de] l'enfant. Elle a alors dit en langue perse : "Ô Abâ Hurayrah ! Mon mari veut prendre mon fils ! - Abû Hurayrah répliqua dans sa langue : Tirez-donc au sort pour votre enfant ! - Alors, son mari vint et s'exclama : Qui me conteste à propos de mon fils ? - Abû Hurayrah dit alors : Ô Allah ! Je ne dis pas cela, sauf que j'ai entendu une femme qui est venue au Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) pendant que j'étais assis auprès de lui, et elle a dit : 'Ô Messager d'Allah ! Mon mari veut emmener mon fils alors que celui-ci m'est utile et qu'il me puise de l'eau du puits d'Abû 'Inabah ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : Tirez-donc au sort pour lui ! - Alors, son mari répliqua : Qui peut me contester à propos de mon fils ? - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : Ô mon enfant ! Voici ton père et voilà ta mère, prends la main de celui avec lequel tu veux rester !'" L'enfant prit la main de sa mère et elle partit avec lui. » »

عن أبي ميمونة سلمى مولى من أهل المدينة رجلُ صِدق، قال: بينما...

« Râfi' Ibn Sinân (qu'Allah l'agrée) relate qu'il a embrassé l'Islam tandis que sa femme refusa. Elle se rendit ensuite auprès du Prophète (sur lui la paix et le salut) et dit : « Ma fille est sevrée ou sur le point d'être sevrée ! - Râfi' répliqua : C'est ma fille ! - Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui a dit : Assieds-toi sur le côté ! » Ensuite, il fit asseoir la fille entre les deux parents et dit : « Appelez-la ! » La jeune fille se pencha vers sa mère, puis le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Ô Allah ! Guide-la ! » C'est alors que la fille se pencha vers son père qui l'emmena avec lui. »

عن رافع بن سنان أنه أسلَمَ وأَبَتْ امرأتُه أن تُسْلِم، فأتت ...

« Mujâhid relate : « Un homme a frappé l'un de ses fils avec son sabre et l'a tué. On exposa le cas à 'Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu'Allah l'agrée) qui dit alors : "Si je n'avais pas entendu le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dire : 'On ne tue pas le père pour le meurtre de son fils !', je t'aurai tué avant même que tu ne finisses tes paroles !" » »

عن مجاهد، قال:حَذَفَ رجلٌ ابنًا له بسيف فقتله، فَرُفِعَ إلى ...

« Qays ibn 'Abbâd relate : « Je suis parti avec Al-Ashtar voir 'Alî (qu'Allah l'agrée) et nous lui avons demandé : "Est-ce que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) t'a enjoint quoi que ce soit qu'il n'aurait pas enjoint aux hommes en général ? - Il a répondu : Non, excepté ce qu'il y a dans mon livre-ci. - Musaddad dit alors : « Il a alors sorti un livre », et Aḥmad a précisé : « Un livre proche de son sabre. » Il y avait dans ce livre [la parole suivante] : « Les croyants sont égaux quant à ce qui est relatif à leur sang, unis contre autrui, et leur protection s'applique, même accordée par le moindre d'entre eux. Un croyant ne peut pas être tué pour un mécréant, de même que quelqu'un ayant conclu un pacte [avec les musulmans] ne peut être tué pendant la période de ce pacte. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable, c'est contre elle-même. Quiconque apporte une chose nouvelle blâmable ou accorde refuge à un malfaiteur, que la malédiction d'Allah, de Ses Anges et de l'humanité entière soient sur lui ! » »

عن قيس بن عباد، قال: انطلقت أنا والأشتر، إلى علي رضي الله عن...

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