Hadiths sur Les vertus et les convenances

Catégorie HadeethEnc ID : 5

376 hadiths

« Anas (qu’Allah l’agrée) relate : « Mon oncle, Anas ibn An-Naḍr, n’a pas participé à la bataille de Badr. Il a dit : « Ô Messager d’Allah ! J’ai manqué ta première bataille contre les polythéistes. Si Allah m’accorde une autre occasion de les combattre, Il verra ce dont je suis capable ! » Lors de la bataille d'Uḥud, voyant les musulmans quitter leurs positions, il s’exclama : « Ô Allah ! Je Te présente mes excuses pour ce qu’ont fait ceux-ci (c’est-à-dire : ses compagnons) et je me désavoue de ce qu’ont fait ceux-là (c’est-à-dire : les polythéistes). » Puis, il s’avança vers l’ennemi et rencontra Sa’d ibn Mu’âdh à qui il lança : « Ô Sa’d ibn Mu’âdh ! Je jure ! Par le Seigneur de la Ka’bah, que je sens l’odeur du Paradis encore plus proche que le mont Uḥud ! » Sa’d avoua : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai pas pu faire ce qu’il a fait. » Anas ajouta : « Nous avons trouvé sur son corps plus de quatre-vingts coups de sabres, de traces de lances ou de flèches. Nous l’avons trouvé mort et défiguré par les polythéistes au point que personne ne put le reconnaître en dehors de sa sœur qui identifia ses doigts. » Anas poursuivit : « Nous pensions que ce verset était descendu à son sujet et à propos des hommes comme lui : {(Il est, parmi les croyants, des hommes qui ont été véridiques et ont pleinement tenu leur engagement vis-à-vis d’Allah. Certains ont atteint leur but et d’autres attendent encore ; et ils n’ont varié aucunement (dans leur engagement)} [Coran : 33/23]. » »

عن أنس رضي الله عنه قال: غاب عمي أنس بن النَّضْرِ رضي الله ع...

« Abû Sa'îd Al-khudrî (qu'Allah l'agrée) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Un homme parmi ceux qui vous ont précédés avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre. On lui indiqua un moine et il se rendit auprès de lui. L'homme informa [le moine] qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et demanda s'il pouvait se repentir ? – « Non ! », répondit le moine. Alors, il le tua, atteignant ainsi sa centième victime. Puis, il se renseigna au sujet du plus grand savant sur terre et on lui indiqua un érudit. L'homme évoqua qu'il avait tué quatre-vingt-dix-neuf personnes et voulait savoir s'il pouvait se repentir ? L'érudit répondit : « Oui et qui donc pourrait s'interposer entre lui et le repentir ? Rends-toi dans tel pays ! Il s'y trouve des gens qui adorent Allah, Exalté soit-Il. Adore Allah avec eux et ne reviens pas dans ta terre, car c'est une terre malfaisante ! » L'homme se mit en route mais, à mi-chemin, la mort vint à lui. Les Anges de la miséricorde et ceux du châtiment se le disputèrent alors. Les Anges de la miséricorde affirmèrent : « Il est venu repentant, le cœur tourné vers Allah. » Les Anges du châtiment répliquèrent : « Il n'a jamais fait de bien. » C'est alors qu'un Ange sous forme humaine vint les trouver et ils en firent leur arbitre. Il proposa : « Mesurez la distance entre les deux terres ! Il appartiendra à celle dont il est le plus proche. » Ils prirent les mesures et constatèrent qu'il était plus proche de la terre où il désirait se rendre. Ce sont donc les Anges de la miséricorde qui le saisirent. » Dans une autre version du recueil authentique : « Il était plus proche du village pieux d'un empan. Il fut donc considéré comme l'un de ses habitants. » Et dans une autre version du recueil authentique : « Allah, Exalté soit-Il, révéla à la ville de destination de se rapprocher de lui et à l'autre de s'éloigner, puis Il dit de mesurer les distances entre les deux villes. Ils trouvèrent que la ville vers laquelle il se dirigeait était plus proche d'un empan que l'autre, et l'homme fut pardonné. » Et dans une autre version : « Allah éloigna sa poitrine de sa terre d'origine. » »

عن أبي سعيد الخدري رضي الله عنه أن نبي الله صلى الله عليه وس...

« ‘Abdullah ibn Ka’b ibn Mâlik (qu’Allah l'agrée, lui et son père), qui était le guide de Ka’b lorsque ce dernier devint aveugle, relate : « J’ai entendu Ka’b ibn Mâlik (qu'Allah l'agrée) raconter l'histoire de lorsqu’il faussa compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de l’expédition de Tabûk. Ka’b ibn Mâlik dit : “ Je n’ai jamais faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours d’une expédition militaire qu’il a entreprise, excepté l’expédition de Tabûk. Il n’y a que la bataille de Badr à laquelle je n'ai pas participé, mais personne n'a été blâmé pour cela. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et les musulmans n’étaient sortis que pour intercepter la caravane de Quraych. Mais Allah , Exalté soit-Il, fit qu’ils rencontrèrent leur ennemi sans rendez-vous préalable. J’ai [aussi] été présent, la nuit d’Al-‘Aqabah, avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au cours de laquelle nous prêtâmes serment de nous soumettre à l’Islam. Je n’échangerais en rien cette nuit-là contre une participation à la bataille de Badr, même si cette dernière est plus citée par les gens que la première. En ce qui me concerne, lorsque j’ai faussé compagnie au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors de l’expédition de Tabûk, je n’avais jamais été aussi fort ni aisé qu'à ce moment. Par Allah ! Je n’avais jamais possédé, avant cette expédition, deux chameaux à la fois ! Lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) souhaitait entreprendre une expédition, il ne précisait jamais l’endroit qu’il envisageait d’attaquer. Il lança cette expédition par une chaleur torride, le voyage s’annonçait long et triomphal et les ennemis à affronter nombreux. le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) annonça donc aux musulmans leur objectif, les informant de la direction qu’il souhaitait prendre, afin qu’ils s’y préparent. Il était accompagné d’un grand nombre de musulmans sans qu’aucun livre ne consigne leurs noms - par "livre", il entendait le registre [des noms] - Ka’b poursuivit : Quiconque voulait se dérober pouvait donc le faire facilement, étant persuadé que son absence passerait inaperçue, à moins qu’une révélation divine ne descende le concernant. Par ailleurs, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) entreprit cette expédition au moment où les fruits, pour lesquels j’avais une certaine faiblesse, étaient devenus mûrs et où l’ombre était appréciée. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) s’équipa ainsi que les musulmans. Quant à moi, je sortais bien le matin pour me préparer comme eux, mais je rentrais finalement sans avoir rien fait, en me disant : “ J’aurais bien le temps de le faire plus tard ! ” Cette situation perdura alors que les gens faisaient leurs préparatifs sérieusement. Un matin, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) prit la route ainsi que les musulmans alors que je n’avais rien préparé pour mon équipement. Au matin, je sortis mais revins chez moi sans avoir rien préparé. Cette situation se prolongea, si bien que l’armée accéléra le pas et prit les devants. Je décidai alors de prendre le départ pour les rejoindre, si seulement je l’avais fait ! Mais cela ne me fut pas destiné. Lorsque je sortais de chez moi, après le départ du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), j’étais triste de ne voir personne sur qui pouvoir prendre exemple hormis un homme accusé d’hypocrisie ou un autre parmi les faibles qu’Allah, Exalté soit-Il, avait dispensés de combattre. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) ne fit référence à moi qu’une fois arrivé à Tabûk. Ainsi donc, à Tabûk, alors qu’il était assis au milieu des hommes, il demanda : “ Qu’a donc fait Ka’b ibn Mâlik ? ” Un homme des Bani Salamah répondit : “ Ô Messager d’Allah ! Il a été retenu par ses beaux manteaux et l’admiration qu’il éprouve pour sa personne.” Mu’âdh ibn Jabal , (qu'Allah l'agrée), lui répondit alors : “ Quelles vilaines paroles profères-tu ! Par Allah ! Ô Messager d’Allah ! Nous ne connaissons de lui que du bien ! ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) garda le silence, puis vit apparaître à l’horizon un homme habillé de blanc tel un mirage. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Que ce soit Abou Khaythamah.” Et en Effet, ce fut Abou Khaythamah al-Anṣâri, l’homme qui avait été raillé par les hypocrites lorsqu’il avait donné en aumône un ṣâ’ [unité de mesure équivalent au contenu de quatre paumes de mains jointes] de dattes. Ka’b ajouta : “ Quand j’entendis que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) était sur le chemin du retour de Tabûk, je fus envahi par la tristesse et commençai à imaginer des mensonges en me demandant comment j’allais éviter sa colère le lendemain. Je cherchais assistance et conseil auprès de toute personne sage de ma famille. Lorsque nous fûmes informés de l’imminence de l’arrivée du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) j’oubliai toutes les fausses excuses sachant que cela ne me serait d’aucune utilité contre lui. Je pris la ferme résolution d’être véridique. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) arriva enfin dans la matinée et, comme à son habitude chaque fois qu’il revenait de voyage, il se rendit à la mosquée afin d'y accomplir une prière de deux unités, puis il s’assit au milieu des gens. Lorsqu’il fit cela, ceux qui étaient restés à l’arrière - ils étaient environ quatre-vingts hommes - se rendirent auprès de lui en se justifiant et en jurant de leur bonne foi. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) accepta leurs excuses publiques et leur serment d’allégeance, puis il demanda à Allah, Exalté soit-Il, de leur pardonner, tout en Lui confiant les secrets de leurs cœurs. Je m’avançai alors vers lui et le saluai. Il me sourit à la manière de celui qui est en colère, puis me dit : “ Viens ! ” Je vins à lui en marchant jusqu’à m’assoir devant lui. Il me demanda : “ Qu’est-ce qui t’a retenu en arrière ? N’avais-tu pas acheté une monture ? - Je répondis : Ô Messager d’Allah ! Par Allah ! Si je m’étais assis devant un autre que toi parmi les gens de ce bas monde, j’aurais tenté d’éviter sa colère par une quelconque excuse. J’ai de l’éloquence mais, par Allah, je sais parfaitement que si je mens aujourd’hui pour te satisfaire, il se peut qu’Allah te mette en colère contre moi. Toutefois, si je te dis la vérité et provoque ta colère contre moi, j’espère obtenir le pardon d’Allah - Élevé et Exalté soit-Il. Par Allah ! Je n’ai aucune excuse. Par Allah ! Je n’ai jamais été aussi fort et aussi aisé qu’au moment où je t’ai faussé compagnie. ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a alors dit : “ Quant à celui-là, il a été véridique. Lève-toi jusqu’à ce qu’Allah décide de ton sort ! ” Des hommes des Bani Salamah me suivirent et me dirent : “ Par Allah ! Nous n’avons jamais eu connaissance que tu aies péché avant cela. Tu as certainement été incapable de trouver une excuse comme les autres qui sont restés à l’arrière en ont trouvé une auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Pourtant, l’imploration du pardon du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) en ta faveur t’aurait [largement] suffi afin que ton péché soit pardonné. - Il dit : Par Allah ! Ils ne cessèrent de me faire des reproches au point que je voulus retourner auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) démentir mes propos. Je leur demandai : Quelqu’un d’autre a-t-il subi le même sort ? - Ils répondirent : Oui, deux hommes ont dit la même chose que toi et ont reçu la même injonction. - Je demandai : Qui sont-ils ? - Ils répondirent : Mourârah ibn Ar-Rabî’ Al-‘Amrî et Hilâl ibn Umayyah Al-Wâqifî. - Ils me citèrent deux hommes vertueux ayant participé à la bataille de Badr et qui étaient des modèles à suivre. Après qu’ils me furent cités, je persistai à être véridique. Alors, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a interdit aux musulmans de nous adresser la parole, à nous trois seulement parmi ceux qui étaient restés à l’arrière. Les gens nous évitèrent donc - ou il a dit : ils changèrent leur attitude envers nous - au point que la Terre me devint étroite comme si c’était une autre Terre que celle que je connaissais. Nous demeurâmes ainsi cinquante jours. Mes deux compagnons restaient cloîtrés chez eux, sans sortir de leur demeure, et ils ne cessaient de pleurer. Quant à moi, j’étais le plus jeune et le plus endurci des trois ; je sortais pour accomplir la prière avec les musulmans et j’allais dans les marchés, mais personne ne m’adressait la parole. Je me rendais auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et le saluais alors qu’il se trouvait à l’endroit où il s’asseyait après la prière en me demandant s’il avait remué ou non les lèvres pour répondre à mon salut. Parfois, je faisais ma prière près de lui, jetant des regards furtifs dans sa direction. Pendant que j’accomplissais ma prière, il me regardait, mais quand je me tournais vers lui, il détournait son regard. Cette indifférence des musulmans à notre égard me devint tellement insupportable que je me dirigeai vers la maison de mon cousin Abû Qatâdah et enjambai l’un des murs du jardin extérieur. Abû Qatâdah était le fils de mon oncle paternel et l’une des personnes que j’aimais le plus au monde. Je le saluai, mais, par Allah, il ne me répondit pas. Je lui ai alors dit : Ô Abâ Qatâdah ! Je t’adjure au nom d’Allah, ne sais-tu pas que j’aime Allah et Son Messager ? Il se tut. Je l’adjurai de nouveau, mais il demeura silencieux. Je l’adjurai encore et il me répondit enfin : Allah et Son Messager savent mieux ! Mes yeux débordèrent de larmes. J’enjambai le mur et quittai l’endroit. Alors que je me déplaçai dans le marché de Médine, j’entendis crier un paysan chrétien [littéralement : un nabatéen de Nabat] venu du Shâm pour vendre des denrées à Médine. Il demandait aux gens de lui indiquer Ka’b ibn Mâlik alors ils l’orientèrent vers moi jusqu’à ce qu’il me trouva. Il me remit alors un message du roi de Ghassân. Étant lettré, je lus le message dans lequel était écrit : “ Ceci étant dit : Il nous est parvenu que ton compagnon te traite avec indifférence sans t’accorder de crédit. Pourquoi accepter d’être ainsi humilié et traité injustement ? Rejoins-nous donc et nous saurons te consoler. ” Quand je lus la lettre, je me dis : “ Ceci fait aussi partie de mon épreuve. ” Alors, je la jetai dans le four et la brûlai. Quarante jours, sur les cinquante, passèrent et la révélation divine tardait à venir, lorsqu’un jour un envoyé du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) vint me voir et me dit : “ Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) t’ordonne de t’éloigner de ta femme. -Je lui demandai : Dois-je la divorcer ? Que dois-je faire ? - Il me répondit : Non, mais tiens-toi à l’écart d’elle et ne l’approche pas ! ” Mes deux autres compagnons reçurent le même ordre. J’ordonnai alors à ma femme : “ Retourne chez ta famille et demeure chez eux jusqu’à ce qu’Allah décide dans cette affaire. ” La femme de Hilâl ibn Umayyah se rendit alors auprès du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) et lui dit : “ Ô Messager d’Allah ! Hilâl ibn Umayyah est un vieil homme faible qui n’a personne pour le servir, est-ce que tu désapprouverais si je le servais ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lui répondit : “ Non, mais qu’il ne s’approche pas de toi. - Elle dit alors : “ Par Allah ! Il n’a de désir pour rien. Par Allah ! Il ne cesse de pleurer depuis le début de cette affaire. ” Certains de mes proches m’ont alors dit : “ Et si tu demandais au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) l’autorisation de reprendre ta femme car il a autorisé la femme de Hilâl ibn Umayyah à servir ce dernier. Je leur répondis : Je ne demanderai aucunement l’autorisation du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Que dirait le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) si je lui demandais l’autorisation alors que je suis un jeune homme ? ” Je demeurai ainsi dix jours, ce qui porta à cinquante jours la période pendant laquelle il fut interdit aux gens de nous adresser la parole. Puis, au matin du cinquantième jour, je fis la prière de l’aube sur la terrasse de l’une de nos maisons et alors que j’étais assis dans l’état qu’Allah, Exalté soit-Il, a évoqué dans le Coran nous concernant, c’est-à-dire : je me sentais à l’étroit dans ma propre personne et la Terre me semblait si étroite en dépit de son immensité. Soudain, j’entendis la voix d’un homme qui était monté sur la montagne de Sal’, il criait à voix haute : “ Ô Ka’b ibn Mâlik ! Aie la bonne nouvelle ! ” Alors, je tombai prosterné et je savais que la délivrance était enfin arrivée. En effet, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) avait annoncé, après la prière de l’aube, qu’Allah - Élevé et Exalté soit-Il - avait accepté notre repentir. Les gens se précipitèrent vers nous pour nous en annoncer la bonne nouvelle. Ils se rendirent également auprès de mes deux compagnons pour la leur annoncer. Un cavalier se dirigea vers moi au galop et un homme des Aslam accourut vers moi puis escalada la montagne pour crier. La voix fut plus rapide que le cheval. Quand vint celui dont j’avais entendu la voix m’annoncer la bonne nouvelle, j’enlevai mes deux vêtements et les lui offris en guise de remerciement pour cette bonne nouvelle. Par Allah ! Je ne possédais, à cette époque, que ces deux habits. J’empruntai alors deux autres vêtements que j’enfilai et sortis à la rencontre du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Les gens me croisaient par vagues successives et me félicitaient pour l’acceptation de mon repentir en me disant : “ Félicitations pour l’acceptation de ton repentir ! ” A mon arrivée à la mosquée, je trouvai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) assis et entouré de gens. Talhah ibn ‘Ubaydillah, (qu'Allah l'agrée), se leva et se précipita vers moi, puis il me serra contre lui et me congratula. Par Allah ! Aucun des Émigrés, excepté lui, ne se leva. Ka’b (qu'Allah l'agrée) a dit : Lorsque je saluai le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il me dit, le visage resplendissant de joie : “ Réjouis-toi du meilleur jour de ta vie depuis que ta mère t’a enfanté ! - Je demandai : Ô Messager d’Allah ! Cela vient-il de toi ou d’Allah ? - Il répondit : Non. Cela vient d’Allah, Élevé et Exalté soit-Il ! ” Nous savions que lorsque le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) éprouvait de la joie, son visage s’illuminait comme un pan de la lune. Donc, après m’être assis devant lui, j’ai dit : “ Ô Messager d’Allah ! Pour l’acceptation de mon repentir, je me sépare de tous mes biens en guise d’aumône pour Allah et Son Messager. Mais, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Garde une partie de ton argent, c’est mieux pour toi. ” J’ai dit : “ Alors je conserverai ma part du butin de Khaybar ”, avant d’ajouter : “ Ô Messager d’Allah ! Allah , Exalté soit-Il, ne m’a sauvé que pour avoir été véridique. Par conséquent, et cela fait partie de mon repentir, aussi longtemps que je serai vivant, je ne m’exprimerai qu’en étant véridique. ” Par Allah ! Depuis que j’ai dit cela devant le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), je ne connais pas un musulman qui fut autant éprouvé que moi par Allah, Exalté soit-Il, dans le fait de tenir des propos véridiques. Par Allah ! Depuis ce jour où j’ai dit cela au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) jusqu’à aujourd’hui, jamais l’idée de mentir ne m’a effleuré l’esprit et j’espère qu’Allah, Exalté soit-Il, m’en protégera pour le restant de mes jours. Alors, Allah , Exalté soit-Il, révéla ces versets : {( Certes, Allah a accueilli le repentir du Prophète, celui des Émigrés et des Auxiliaires qui l’ont suivi à un moment difficile, après que les cœurs d’un groupe d’entre eux étaient sur le point de dévier. Puis, Il accueillit leur repentir car Il est Compatissant et Miséricordieux à leur égard. Et [Il a accueilli le repentir] des trois qui étaient restés à l’arrière si bien que, toute vaste qu’elle fût, la Terre leur paraissait exiguë ; ils se sentaient à l’étroit dans leur propre personne et ils pensaient qu’il n’y avait d’autre refuge d’Allah qu’auprès de Lui. Puis, Il agréa leur repentir pour qu’ils reviennent [à Lui], car Allah est l’Accueillant au repentir, le Miséricordieux. Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et soyez avec les véridiques. )} [Coran : 9/117-119]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) ajouta : “ Par Allah ! Excepté d’avoir été guidé à l’Islam, Allah ne m’a jamais comblé d’une grâce plus grande que celle d’avoir été véridique avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut). Si j’avais menti, j’aurais été perdu comme l’ont été ceux qui avaient menti. En effet, Allah , Exalté soit-Il, a dit au sujet de ceux qui avaient menti, la pire des choses qu’Il ait dite pour caractériser une personne. Allah , Exalté soit-Il, a dit dans Son Livre révélé : {( Ils vous feront des serments par Allah, quand vous êtes de retour vers eux, afin que vous passiez (sur leur tort). Détournez-vous d’eux. Ils sont une souillure et leur refuge est l’Enfer, en rétribution de ce qu’ils acquéraient. Ils vous font des serments pour se faire agréer de vous, même si vous les agréez, Allah n’agrée pas les gens pervers. )} [Coran : 9/95-96]. Ka’b (qu'Allah l'agrée) poursuivit son récit : “ Notre cas, à nous trois, fut différent du cas de ceux dont les excuses furent acceptées par le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) au moment où ils jurèrent de leur bonne foi et qu’il leur fit prêter serment d’allégeance et implora le pardon d’Allah en leur faveur. Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) laissa notre cas en suspens jusqu’à ce qu’Allah , Exalté soit-Il, juge de notre cas. C’est pour cette raison qu’Allah a dit : {( et des trois qui étaient restés à l’arrière )}. Car {( à l’arrière )} ne signifie pas à l’arrière de l’armée, mais que notre cas était resté en suspens contrairement à ceux qui avaient juré de leur bonne foi et s’étaient excusés auprès de lui et dont il avait accepté les excuses. » [Al-Bukhârî et Muslim]. Et dans une version : « Le Prophète (sur lui la paix et le salut) sortit en vue de l’expédition de Tabûk un jeudi et il aimait partir en voyage le jeudi. » Et dans une [autre] version : « Il ne rentrait de voyage que de jour, dans la matinée (au temps de « Aḍ-Ḍuḥâ »). Lorsqu’il arrivait, il commençait par se rendre à la mosquée où il accomplissait deux unités de prière puis il s’asseyait. » »

عن عبد الله بن كعب بن مالك، وكان قائدَ كعب - رضي الله عنه - ...

« Saʽd ibn Abî Waqqâṣ (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) m'a rendu visite alors que j'étais malade et il a dit : " Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d ! Ô Allah ! Guéris Sa’d ! " » »

عن سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه قَال: عَادَنِي رسول الله صلى...

« Al-Miqdâd (qu'Allah l'agrée) relate qu'un homme se mit à faire l'éloge de 'Uthman (qu'Allah l'agrée), alors Al-Miqdâd (qu'Allah l'agrée) s'avança vers lui, se mit à genoux et lui jeta du gravier sur le visage. 'Uthman (qu'Allah l'agrée) lui demanda : « Que t'arrive-t-il ? » Il répondit : « Certes, le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Quand vous voyez des flatteurs, jetez-leur de la terre au visage ! » »

عن المقداد رضي الله عنه :أن رجلا جعل يمدح عثمان رضي الله عنه...

« ‘Umar ibn Al-Khaṭṭâb (qu’Allah l’agrée) relate qu’il fit une suggestion au Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) lors d’un partage en lui disant : « Ô Messager d’Allah ! D’autres que ceux-ci le méritent plus ! » Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) répondit : « Ils ne m’ont laissé d’autres choix que de me solliciter avec rudesse ou de me traiter d’avare. Or, je ne suis pas avare ! » »

عن عمر رضي الله عنه قال: قَسَمَ رسول الله صلى الله عليه وسلم...

« Abû Rib'î Ḥanẓalah ibn Rabî' AAl-Usayyidî (qu'Allah l'agrée), l'un des scribes du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) me rencontra et demanda : " Comment vas-tu, ô Ḥanẓalah ? - Je répondis : Ḥanẓalah a succombé à l'hypocrisie ! - Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) s'exclama : Gloire et Pureté à Allah ! Que dis-tu là ? - J'expliquai : Quand nous sommes auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), il nous rappelle l'Enfer et le Paradis et c'est comme si nous les voyions. Mais lorsque nous quittons le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), nous nous préoccupons des épouses, des enfants et des occupations terrestres et nous oublions beaucoup ! " Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) déclara : " Par Allah ! Nous avons le même problème ! " Je partis avec Abu Bakr (qu'Allah l'agrée) et nous entrâmes auprès du Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut). Je dis : " Ḥanẓalah a succombé à l'hypocrisie, ô Messager d'Allah ! - Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) demanda : De quoi s'agit-il ? - Je répondis : - Ô Messager d'Allah ! Quand nous sommes avec toi, tu nous rappelles l'Enfer et le Paradis et c'est comme si nous les voyions. Mais lorsque nous te quittons, nous nous préoccupons des épouses, des enfants et des occupations terrestres et nous oublions beaucoup ! " Le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) dit : " Par Celui qui détient mon âme en Sa Main, si vous demeuriez dans le même état qu'en ma compagnie et durant le rappel, les Anges vous serreraient la main dans vos lits et sur vos chemins. Cependant, ô Ḥanẓalah ! Il y a un temps pour chaque chose. " Il le répéta à trois reprises. » »

عن أبي ربعي حنظلة بن الربيع الأسيدي الكاتب- رضي الله عنه- أح...

« Abû Khubayb ‘Abdullah ibn Az-Zubayr relate : « Peu avant la bataille du chameau, Az-Zubayr m’appela. Je me rendis auprès de lui et il me dit : " Mon fils ! Quiconque est tué aujourd’hui sera soit injuste, soit victime d’une injustice. Et je me vois déjà mourir aujourd’hui, victime de leur injustice. Mon plus grand souci concerne mes dettes. Crois-tu qu’il nous restera quelques biens après le paiement de nos dettes ? " Puis, il ajouta : " Mon fils ! Vends nos biens et paie ma dette. " Ensuite, Az-Zubayr ordonna que le tiers de son héritage soit légué, un tiers de ce legs devant revenir aux fils de ‘Abdullah ibn Az-Zubayr. Il a dit : " S’il reste quelque chose de nos biens après le paiement de nos dettes, un tiers [du legs] sera partagé entre tes fils. " (Hichâm, [l’un des narrateurs] ajouta : " Quelques-uns des fils de ‘Abdullah - comme Khubayb et ‘Abbâd - avaient le même âge que les fils d’Az-Zubayr. ‘Abdullah avait à cette époque neuf fils et neuf filles. "). ‘Abdullah poursuivit : " Il ne cessa de me faire des recommandations au sujet de ses dettes en disant : ' Mon fils ! Si tu éprouves une quelconque difficulté à rembourser mes dettes, demande l’aide de mon Maître. ' Par Allah, je ne comprenais pas ce qu’il signifiait par-là, alors je lui demandai : Père ! Qui est ton Maître ? - Allah ! répondit-il. Par Allah ! Chaque fois que j’avais un souci au sujet d’une dette, j’implorais Allah en disant : Ô Maître d’Az-Zubayr ! Honore sa dette à sa place ! et Il l’honorait. " ‘Abdullah ajouta : " En effet, Az-Zubayr mourut [lors de la bataille]. Il ne laissa pas d’argent, mais deux terres, dont « Al-Ghâbah » [une terre immense près de Médine], onze maisons à Médine, deux à Baṣorah, une à Koufah et une autre en Egypte. Il s’était endetté car, lorsqu’un homme venait lui confier son argent, Az-Zubayr lui disait : ' D’accord, mais à condition que cela soit un prêt [et non un simple dépôt] car je crains de le perdre. ' A aucun moment l’administration d’une province ne lui fut confiée ou la collecte des impôts mais [ses richesses provenaient du butin qu’il recevait] de ses expéditions militaires avec le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), Abû Bakr, ‘Umar ou ‘Uthmân (qu’Allah les agrées)." ‘Abdullah poursuivit : " J’ai compté ses dettes : elles s’élevaient à deux millions deux cent mille ! " Puis, Ḥakîm ibn Ḥizâm rencontra ‘Abdullah ibn Az-Zubayr et lui demanda : " Mon neveu ! A combien s’élève la dette de mon frère ? " J’en cachai le vrai montant et lui dit : " Cent mille ! - Ḥakîm dit : Par Allah ! Je ne pense pas que vos biens suffisent pour les couvrir. - Je lui répondis : Que dirais-tu si la dette s’élevait à deux millions deux cent mille ? - Il répondit : Je ne pense pas que vous soyez capables d’honorer ses dettes. Si vous en êtes incapables, demandez-moi de vous aider ! " Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait acheté « Al-Ghâbah » pour cent soixante-dix mille. ‘Abdullah la vendit pour un million six cent mille. Ensuite, il interpella les gens : " Que celui à qui Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) devait de l’argent accepte [une partie de] « Al-Ghâbah » en remboursement ! " ‘Abdullah ibn Ja’far (qu’Allah l’agrée), à qui Az-Zubayr devait quatre cent mille, vint et lui dit : " Si vous le voulez, j’annule cette dette. - Non, répondit ‘Abdullah (qu’Allah l’agrée). - Si vous le voulez, vous pouvez en ajourner le remboursement, insista ‘Abdullah ibn Ja’far. - Non, persista ‘Abdullah. - Dans ce cas, donnez-moi une parcelle de cette terre ! conclut ‘Abdullah ibn Ja’far. " ‘Abdullah lui en attribua une partie. Il vendit d’autres parcelles, remboursant ainsi les dettes de son père. Il en resta quatre parts et demie. Ensuite, il se rendit chez Mu’âwiyah où se trouvaient ‘Amr ibn ‘Uthmân, Al-Mundhir ibn Az-Zubayr et ibn Zam’ah (qu’Allah les agrées). Mu’âwiyah (qu’Allah l’agrée) l’interrogea : " A combien s’est vendue « Al-Ghâbah » ? - Cent mille chaque parcelle, répondit-il. - Combien reste-t-il de parcelles ? Demanda Mu’âwiyah. - Quatre parts et demie, répondit-il. - J’achète une part pour cent mille, dit Al-Mundhir ibn Az-Zubayr. - J’achète moi aussi une part pour cent mille, déclara ‘Amr ibn ‘Uthmân. - J’achète également une part pour cent mille, affirma ibn Zam’ah. - Combien en reste-t-il maintenant ? Demanda Mu’âwiyah. - Une part et demie, répondit ‘Abdullah. - Je la prends pour cent cinquante mille ! dit Mu’âwiyah. " Plus tard, ‘Abdullah ibn Ja’far vendit sa part à Mu’âwiyah pour six cent mille. Lorsque ’Abdullah ibn Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) eut remboursé toutes ses dettes, les fils d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) demandèrent leur part de l’héritage. Il leur répondit : " Par Allah ! Je ne le ferai qu’après avoir interpellé les gens, au cours de quatre Pèlerinages consécutifs, en ces termes : ' Ecoutez bien ! Que celui à qui Az-Zubayr doit quelque chose vienne pour que nous le remboursions. ' Et effectivement, il le fit durant quatre Pèlerinages, puis il répartit l’héritage entre les héritiers d’Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) après en avoir légué le tiers. Az-Zubayr (qu’Allah l’agrée) avait quatre femmes. Chacune d’elles reçut un million deux cent mille. L’ensemble des biens d’Az-Zubayr s’élevait donc à cinquante millions deux cent mille. »

عن أبي خبيب -بضم الخاء المعجمة- عبد الله بن الزبير رضي الله ...

« Abû Tha'labah Al-Khushanî (qu'Allah l'agrée) relate : « Auparavant, lorsque les gens faisaient halte, ils se dispersaient dans les sentiers et les oueds. Mais un jour, le Prophète (sur lui la paix et le salut) leur a dit : " Cette façon de vous disperser dans les sentiers et les oueds ne vous est inspirée que par le diable ! " Par la suite, à chaque fois qu’ils faisaient halte, ils se réunissaient et restaient proches les uns des autres. » »

عن أبي ثَعْلَبَة الخُشَني رضي الله عنه قال: كان الناس إذا نز...

« Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « L’homme riche qui retarde le paiement d’une dette commet une injustice, et si la créance de l’un de vous est transférée vers un tiers, qu’il transfère ! » »

عن أبي هريرة رضي الله عنه أن رسول الله صلى الله عليه وسلم قا...

« Anas (qu’Allah l’agrée) a dit : « Lorsque les gens du Yémen arrivèrent, le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) déclara : " Voici venus à vous les gens du Yémen ! " et ce sont les premiers à être venus avec la coutume de se serrer la main. » »

عن أنس رضي الله عنه قَالَ: لَمَّا جَاءَ أهْلُ اليَمَنِ، قَال...

« Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Les gens sont des minerais comme l'argent et l'or. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en islam, s'ils s'instruisent. Et les âmes sont des soldats mobilisés. Celles qui se reconnaissent s'accordent et celles qui se renient se séparent. » Et Abû Hurayrah (qu'Allah l'agrée) relate que le Messager d'Allah (sur lui paix et le salut) a dit : « Vous trouverez les gens comme des minerais. Les meilleurs d'entre eux dans la période préislamique (« Al-Jâhiliyyah ») sont les meilleurs en Islam s'ils s'instruisent. Et vous trouverez que les meilleurs des gens à propos de cette affaire [c'est à dire : l'exercice de pouvoir] sont ceux qui y répugnent le plus. Et vous trouverez que les plus mauvais des gens sont ceux à double visage : ils se présentent à ceux-ci avec l’un et à ceux-là avec l’autre. » »

عن أبي هريرة رضي الله عنه عن رسول الله صلى الله عليه وسلم قا...

« Anas ibn Sîrîn a dit : « J'étais en compagnie d'Anas ibn Malik (qu'Allah l'agrée) chez un groupe de zoroastriens. On nous apporta du Fâlûdhaj (sorte de pâtisserie perse) sur un plateau en argent et il n'en mangea point. Quelqu'un suggéra alors [au serveur] : " Change de plat ! " Il versa le contenu dans une écuelle de bois et l'apporta à Anas (qu'Allah l'agrée) qui, cette fois-ci, en mangea. » »

عن أنس بن سيرين، قال: كنت مع أنس بن مالك رضي الله عنه عند نف...

« As-Sâ’ib ibn Yazîd (qu’Allah l’agrée, lui et son père) relate : « Lorsque le Prophète (sur lui la paix et le salut) revint de la bataille de Tabûk, les gens vinrent l’accueillir. Ainsi, je vins l’accueillir, avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". » Al-Bukhârî l’a rapporté dans les termes suivants : « Nous sommes allés accueillir le Messager d'Allah (sur lui la paix et le salut), avec les enfants, sur " La Colline de l’Adieu ". » »

عن السائب بن يزيد رضي الله عنهما قال: «لما قدم النبي صلى الل...

« Jâbir ibn ‘Abdillah (qu’Allah l’agrée, lui et son père) a dit : « On amena mon père, qui avait été mutilé, devant le Prophète (sur lui la paix et le salut). J’ai tenté de découvrir son visage, mais les miens m’en empêchèrent. Le Prophète (sur lui la paix et le salut) dit alors : « Les Anges n’ont cessé de le couvrir de leurs ailes. » »

عن جابر بن عبد الله رضي الله عنهما قال : جِيءَ بأبي إلى النب...

« Al-Ma’rûr ibn Suwayd a dit : « J’ai vu Abû Dharr (qu’Allah l’agrée) qui portait le même manteau que son esclave. Quand je l’interrogeai à ce sujet, il me raconta qu’à l’époque du Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut), il avait insulté un homme en parlant de sa mère. Alors, le Prophète (sur lui la paix et le salut) lui avait dit : « Tu es quelqu’un en qui l'on trouve encore des [comportements d'avant l'Islam (« Al-jâhiliyah ») ] ! Ceux-là sont vos frères et des bienfaits divins qu’Allah a mis en votre possession. Quiconque, donc, détient l’un de ses frères, qu’il le nourrisse comme il se nourrit et qu’il l’habille comme il s’habille ! Ne leur imposez pas ce qu’ils ne peuvent accomplir et si vous devez le faire, alors aidez-les ! » »

عن المعرور بن سويد، قال: رأيت أبا ذر رضي الله عنه وعليه حلة ...

« Samurah ibn Jundub (qu'Allah l'agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) demandait souvent à ses Compagnons : “ L’un d’entre vous a-t-il fait un rêve ? ” Alors, quiconque en avait fait un lui racontait ce qu’il y avait vu. Un matin, il nous a dit : “ Cette nuit, deux personnes sont venues à moi et m’ont dit : “ Pars ! ” Je suis donc parti avec eux deux et nous sommes arrivés près d’un homme allongé et sur lequel un autre homme se tenait debout. Ce dernier fracassait la tête du premier avec une grosse pierre. À chaque fois, il allait récupérer la pierre qui roulait çà et là. À peine était-il revenu, que la tête avait retrouvé sa forme initiale. Il recommençait alors ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit à mes deux Compagnons : “ Gloire à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes près d’un homme allongé sur le dos. Un autre se tenait debout sur lui, un crochet en fer à la main, et lui lacérait un côté du visage, de la commissure des lèvres à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque. Il procédait alors de même sur l’autre côté du visage. À peine en avait-il fini avec un côté du visage, que l’autre côté avait repris sa forme initiale puis il recommençait ce qu’il avait accompli [comme supplice] la première fois. J’ai dit : “ Gloire et Pureté à Allah ! Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes et nous arrivâmes devant une sorte de four. (Le narrateur pense que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a ajouté : “ On y entendait des bruits confus et des clameurs. ”) Nous avons regardé dans le four et nous avons aperçu des hommes nus et des femmes nues. Lorsque les flammes les atteignaient d’en dessous, ils hurlaient. J’ai demandé : “ Qui sont ces gens ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver à un fleuve (Le narrateur pense qu’il (sur lui la paix et le salut) a précisé : “ rouge comme le sang ”) où un homme était en train de nager alors qu’un autre, sur la berge, avait réuni un grand nombre de pierres. Après avoir ainsi nagé, ce nageur arrivait vers celui qui avait réuni les pierres et ouvrait la bouche une fois devant lui. Ce dernier y introduisait alors une pierre puis l’autre repartait nager. Chaque fois qu’il revenait vers la berge, il se voyait introduire une pierre dans la bouche. Je leur ai dit : “ Qui sont ces deux-là ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver près d’un homme à l’aspect répugnant, ou à l’aspect le plus répugnant que l’on n’ait jamais vu, qui attisait un feu autour duquel il s'activait. Je leur demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes jusqu’à arriver près d’un jardin à la végétation dense et verte, possédant toutes les couleurs du printemps et au milieu duquel se trouvait un homme si grand que je pouvais à peine voir sa tête dans le ciel. Autour de lui se trouvaient plus d’enfants que je n’en avais jamais vus auparavant. Je demandai : “ Qui est-ce ? ” Ils [les deux hommes] me répondirent : “ Pars ! Pars ! ” Nous partîmes donc jusqu’à arriver [finalement] près d’un arbre si immense et si beau que je n’en avais jamais vu ainsi jusque-là. Ils me dirent : “ Grimpe dessus ! ” Nous grimpâmes dessus jusqu’à atteindre une ville construite en briques d’or et d’argent. Arrivés devant la porte de la ville, nous demandâmes qu’on nous ouvre la porte, ce qui fut fait. Nous y entrâmes [et une fois à l’intérieur], nous rencontrâmes des hommes dont une moitié du corps était de la plus belle apparence qu’on pouvait voir tandis que l’autre moitié (du corps) était du plus vil aspect qui soit. Mes deux Compagnons ordonnèrent [à ces hommes] : “ Allez-vous immerger dans ce fleuve ! ” Il y avait en effet un fleuve qui traversait la ville et dont l’eau était blanche comme le lait. Ils s’y rendirent et plongèrent dedans. Lorsqu’ils revinrent vers nous, la partie abjecte de leur corps avait disparu et ils étaient devenus les plus beaux qui soient. Mes deux Compagnons me dirent : “ Ceci est le Jardin d’Éden [le Paradis] et cela ta position. ” Je levai mon regard et j’aperçus un palais semblable à un nuage blanc. Ils me dirent : “ Ceci est ta demeure ! ” Je répondis : “ Qu’Allah vous bénisse ! Laissez-moi y entrer ! ” Ils répondirent : “ Le moment n’est pas encore venu, mais tu y entreras bientôt. ” Je leur ai dit : “ Au cours de cette nuit, j’ai vu des choses étranges. De quoi s’agit-il ? ” Ils me dirent : “ Nous allons t’informer [de ce que tu as vu] : le premier homme que tu as rencontré et dont la tête était fracassée à coups de pierre est un homme qui a délaissé le Coran après l’avoir appris et qui ne se réveillait pas pour accomplir les prières obligatoires. Quant à celui que tu as rencontré ensuite et dont on lacérait le visage, de la bouche à la nuque, puis du nez à la nuque et enfin de l’œil à la nuque, il s’agit de celui qui sortait le matin de chez lui pour proférer des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Concernant les hommes nus et les femmes nues qui se trouvaient dans ce qui ressemble à la construction d’un four, alors ce sont les fornicateurs et les fornicatrices. Quant à l’homme auprès de qui tu t’es rendu [et que tu as vu qui était] en train de nager dans le fleuve et à qui l’on faisait avaler des pierres, il s’agit d’un homme qui consommait l’intérêt usuraire (« ar-Ribâ »). À propos de l’homme à l’aspect répugnant qui attisait un feu autour duquel il tournait en courant, c’est Mâlik, le gardien de l’Enfer. Quant à l’homme très grand qui se trouvait dans un jardin, c’est Abraham (Ibrâhîm) - sur lui la paix -et les enfants autour de lui sont les nouveau-nés qui sont morts sur la nature originelle (« Al-Fiṭra », [c’est-à-dire : l’Islam]). Dans la version d’Al-Barqânî : “ … qui sont nés selon la nature originelle. ” [Le narrateur ajouta] Certains musulmans ont alors dit [au Prophète (sur lui la paix et le salut)] : “ Ô Messager d’Allah ! Qu'en est-il des enfants des polythéistes ? ” Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) répondit : “ Les enfants des polythéistes en font partie. ” [Les deux hommes ajoutèrent :] “ Quant aux personnes dont la moitié du corps était de la plus belle apparence et l’autre du pire aspect, ce sont des personnes qui mélangeaient à la fois des bonnes œuvres et des mauvaises actions mais à qui Allah a passé outre [et a pardonné]. ” D’après une autre version [d’Al-Bukhârî], le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : “ Cette nuit, j'ai vu deux hommes qui m’ont conduit vers une terre sainte. ” Il cita alors le reste du hadith avec ces ajouts : “ Nous partîmes jusqu'à arriver près d’un trou creusé dans un mur, ressemblant à un four, dont la partie supérieure était étroite, le fond large, et sous lequel brûlait un feu. Chaque fois que les flammes montaient, les hommes nus et les femmes nues qui s’y trouvaient s’élevaient si haut qu’ils étaient sur le point d’en sortir. Lorsque le feu s’apaisait, ils y retombaient. ” Dans cette version, il a aussi dit : “ Jusqu’à arriver à un fleuve rouge comme le sang (cette fois, le narrateur n’a aucun doute) au milieu duquel un homme se tenait debout alors qu’un autre se trouvait sur la berge, avec devant lui des pierres. Le premier se dirigea alors vers la berge pour sortir du fleuve mais au moment où il voulut en sortir, le second introduisit une pierre dans sa bouche, le renvoyant ainsi là où il était (dans l’eau). Chaque fois qu’il tentait de sortir, il l’en empêchait en lui introduisant une pierre dans la bouche et ainsi il revenait là où il était. ” Il ajouta également : “ Ils me firent monter sur l’arbre et entrer dans une demeure si belle que je n’en avais jamais vu de semblable jusqu’à là. Et il s’y trouvait des vieillards et des jeunes hommes. ” Il a aussi dit : “ Quant à celui dont on lacérait la joue, c’est un menteur qui proférait des mensonges qui étaient ensuite colportés ici et là jusqu’à atteindre l’horizon. Il subit le châtiment que tu as vu et cela jusqu’au Jour de la Résurrection. ” On trouve aussi dans cette version : “ Celui que tu as vu dont la tête était fracassée à coups de pierre, c’est un homme à qui Allah lui avait permis d’apprendre le Coran, mais qui dormait la nuit en le négligeant et ne l’appliquait pas le jour. Il subira ce châtiment jusqu’au Jour de la Résurrection. La première demeure dans laquelle tu es entré est celle du commun des croyants, quant à celle-ci, c’est la demeure des martyrs. Quant à moi, je suis [l’Ange] Gabriel (« Jibrîl ») et voici [l’Ange] Michaël (« Mîkâ’îl »), lève donc la tête ! ” Je levai ma tête et, au-dessus de moi, je vis comme un nuage. Ils m’ont alors dit : “ Voilà ta demeure ! ” J’ai demandé : “ Laissez-moi y entrer ! ” Mais ils me répondirent : “ Il te reste un certain temps à vivre que tu n’as pas encore achevé. Lorsque tu l’auras achevé, tu pourras venir chez toi. ” » »

عن سَمُرة بن جندب رضي الله عنه قال: كان رسول الله صلى الله ع...

« Abû Zayd ‘Amr ibn Akhṭab al-Anṣârî (qu’Allah l’agrée) relate : « Le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) nous guida dans la prière de l'aube (« ṣalâtu-l-fajr »), puis il monta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du midi (« ṣalâtu-ẓ-ẓuhr »). Il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à l’heure de la prière du milieu de l'après-midi (« ṣalâtu-l-‘aṣr »). Ensuite, il descendit et pria, puis remonta sur le minbar et nous fit un sermon jusqu’à ce que le soleil se couche. Il nous informa de ce qui s’est passé et de ce qui se produira. Le plus savant d’entre nous est celui qui a le mieux mémorisé. » »

عن أبي زيد عمرو بن أخطب الأنصاري رضي الله عنه : صلى بنا رسول...

« Zayd ibn Khâlid Al-Juhanî (qu’Allah l’agrée) relate que le Messager d’Allah (sur lui la paix et le salut) a dit : « N’insultez pas le coq, car il réveille pour la prière. » »

عن زيد بن خالد الجُهني رضي الله عنه مرفوعاً: «لا تَسُبُّوا ا...

« Ibn 'Umar (qu'Allah l'agrée, lui et son père) relate que le Prophète (sur lui la paix et le salut) a dit : « Trois hommes qui étaient de sortie furent surpris par la pluie alors qu'ils marchaient. Ils cherchèrent aussitôt refuge à l'intérieur d'une grotte qui se trouvait dans la montagne, un rocher tomba soudainement et vint obstruer la sortie de la grotte. Ils se dirent alors : " Invoquons Allah par les meilleures des œuvres que nous avons accomplies ! " À ces mots, l'un d'eux dit : " Ô Allah ! J'avais des parents très avancés en âge ainsi que des enfants pour lesquels je m'occupais à faire paître le troupeau. À mon retour le soir, je trayais les bêtes et je commençais à donner à boire à mes parents avant même [d'en donner à] mes enfants et à mon épouse. Un jour, j’ai mis du temps à rentrer et, en arrivant la nuit, j’ai trouvé mon père et ma mère endormis. Comme je détestai l'idée de les réveiller, mes enfants sont restés à pleurer de faim, à mes pieds, jusqu'au lever de l'aube. Ô Allah ! Si Tu sais que j’ai fait cela pour Ton Visage, fais-nous une ouverture à partir de laquelle nous pourrons voir le ciel ! " » Il a dit : « Une ouverture leur fut alors faite, et le deuxième dit : " Ô Allah ! J'avais une cousine, une des filles de mon oncle paternel, que je désirais fortement. Je lui demandai de céder à mes avances mais elle refusa, et ce jusqu'au jour où je lui apportai cent dinars. Je lui fis une proposition et je pus enfin la faire céder. Mais une fois que je me suis installé entre ses jambes, elle m’a dit : " Crains Allah ! Ne romps le cachet [c’est-à-dire : l'hymen] que dans le cadre légitime [du mariage] ! ", je me suis alors levé et je l’ai laissée. Si tu sais [de moi] que j'ai uniquement fait cela dans l'espoir de voir Ton Visage, fais-nous une ouverture ! " » Il a dit : « Une ouverture, aux deux tiers de l'entrée, leur fut faite. Le troisième dit : " Ô Allah ! Si tu sais de moi que j'avais engagé un ouvrier contre un récipient (« Faraq ») de riz ; qu’ayant terminé son travail, je lui donnai son dû mais qu’il refusa de le prendre. Et que, depuis lors, j’ai fait fructifier son bien jusqu'à pouvoir acheter avec des vaches et leur berger. Un jour, l'ouvrier revint et me dit : " Ô Serviteur d'Allah ! Donne-moi mon dû ! - Je lui répondis : Va et prend ces vaches ainsi que leur berger, ils sont à toi ! - Il a dit : Te moques-tu de moi ? - J’ai répliqué : Non ! Certes, je ne me moque pas de toi. Mais tout ceci est à toi ! Ô Allah ! Si Tu sais que j'ai fait cela en vue de Ta Face, alors écarte ce qui reste du rocher et libère-nous ! " Et ils furent alors délivrés. » »

عن ابن عمر رضي الله عنهما ، عن النبي صلى الله عليه وسلم ، قا...

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