- Statut : « le meilleur jour où le soleil s’est levé » — Sahih Muslim (n°854)
- 4 sunnas principales : ghusl, réciter Sourate Al-Kahf, multiplier les salawat, se rendre tôt à la mosquée
- L’heure exaucée : un moment précis du vendredi où toute demande sincère est accordée
- À éviter : jeûner uniquement le vendredi, sans l’associer à un autre jour
Pourquoi le vendredi est un jour à part
Le vendredi n’est pas un jour comme les autres dans le calendrier musulman. C’est le jour que le Prophète ﷺ a désigné comme le plus noble de la semaine :
« Le meilleur jour sur lequel le soleil s’est levé est le vendredi. C’est ce jour-là qu’Adam a été créé, c’est ce jour-là qu’il a été introduit au Paradis, c’est en ce jour qu’il en a été sorti, et c’est ce jour-là que l’Heure aura lieu. »
— Rapporté par Muslim (n°854), d’après Abou Houraira رضي الله عنه
Ce jour porte en lui des événements majeurs de l’histoire de l’humanité — et c’est aussi, selon le hadith, le jour où se produira la fin des temps. Rien qu’à ce titre, il mérite qu’on lui accorde une attention particulière.
Parmi elles, lire la sourate Al-Kahf le vendredi occupe une place à part. Et pour ne pas manquer la jumu’a, vérifie l’heure de la prière du vendredi dans ta ville.
Les sunnas à observer le vendredi
1. Le ghusl
« Le ghusl du vendredi est obligatoire pour toute personne pubère, ainsi que le siwak et le parfum que l’on peut se procurer. »
— Rapporté par An-Nasa’i, d’après Abou Saïd Al-Khudri رضي الله عنه
La majorité des savants considèrent ce ghusl comme une sunna fortement recommandée plutôt qu’une obligation stricte — mais son mérite reste immense, notamment pour se présenter propre et digne devant l’assemblée du vendredi.
2. Réciter la Sourate Al-Kahf
C’est l’une des sunnas les plus connues et les plus suivies : réciter la Sourate Al-Kahf le vendredi, que ce soit dans la journée ou pendant la nuit qui précède. Elle contient les récits des Gens de la Caverne, du possesseur des deux jardins, de Moussa et Al-Khidr, et de Dhul-Qarnayn — des leçons sur la confiance en Allah face aux épreuves de ce bas monde.
3. Multiplier les salawat sur le Prophète ﷺ
« Le meilleur de vos jours est le vendredi. Ne manquez donc pas de beaucoup me saluer, car votre salutation m’est présentée. »
— Rapporté par Abou Dawud, d’après Aws ibn Aws رضي الله عنه
Ce jour est particulièrement recommandé pour dire salla Allahu ‘alayhi wa sallam encore et encore — le Prophète ﷺ lui-même a expliqué que ces salutations lui parviennent ce jour-là.
4. Se rendre tôt à la mosquée
Partir en avance pour la prière du vendredi fait partie des actes les plus récompensés — les savants comparent souvent chaque tranche horaire d’avance à une offrande différente (un chameau, une vache, un mouton…), la récompense diminuant à mesure que l’heure de la khutba approche.
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L’heure où les invocations sont exaucées
Le vendredi cache un moment précis où Allah exauce toute demande sincère :
« Il y a, dans le jour du vendredi, un moment où si un musulman s’y trouve en train de prier et de demander quelque chose à Allah, Il le lui accorde. »
— Rapporté par Al-Bukhari et Muslim
Les savants divergent sur l’heure exacte de ce moment — la position la plus répandue le situe entre le moment où l’imam s’assoit sur le minbar et la fin de la prière, ou encore dans la dernière heure avant le coucher du soleil. Faute de certitude sur le moment précis, la sagesse est de multiplier les invocations tout au long de la journée.
Beaucoup de savants recommandent d’intensifier ses douas entre la prière d’Asr et le coucher du soleil, et pendant le sermon jusqu’à la fin de la prière — deux moments cités dans les hadiths comme particulièrement propices.
Ce qui est déconseillé le vendredi
Un point souvent méconnu : il est déconseillé de jeûner spécifiquement le vendredi, sauf si ce jeûne est associé à celui du jeudi ou du samedi.
« Qu’aucun d’entre vous ne jeûne le vendredi, sauf en jeûnant un jour avant ou un jour après. »
— Rapporté par Al-Bukhari (n°1985), d’après Abou Houraira رضي الله عنه
L’idée sous-jacente : ne pas isoler ce jour de fête hebdomadaire par une privation qui lui donnerait un statut de jeûne obligatoire qu’il n’a pas.